Le jeûne intermittent, la solution pour perdre du poids en confinement ?

Quand l’ennui se fait sentir et que le temps devient long, on a tendance à faire main basse sur les snacks et les sucreries. Pour éviter de sortir de la quarantaine avec des kilos en trop, le jeune intermittent, plébiscité par toutes les célébrités, promet de nous faire retrouver une alimentation saine. Mais fonctionne-t-il vraiment ? 

Par Anissa Hezzaz. Photos : Unsplash. |

Entre les apéros virtuels, les recettes à tester et les grignotages intempestifs, le confinement rime surtout avec prise de poids pour beaucoup d’entre nous. Et cela s’explique très simplement : moins vous bougez, plus vous stockez, et plus vous vous ennuyez, plus vous avez tendance à vous laisser aller . Et évidemment, quand on grignote, on se rue rarement vers des aliments sains ! Mais plutôt que de se lancer dans un régime drastique qu’on risque de lâcher au bout de quelques jours seulement, pourquoi ne pas tester le jeûne intermittent ? Cette pratique qui consiste en une restriction calorique durant un laps de temps précis fait de plus en plus d’adeptes, notamment auprès des sportifs pour qui le jeûne intermittent devient un véritable mode de vie. Mais en période de confinement, est-ce vraiment une bonne idée ? 

Tout d’abord, le jeune intermittent n’est pas un régime classique où les repas sont dictés au légume près. Il consiste à alterner des périodes où l’on mange et des périodes on l’on ne mange pas. En clair, on a 8 heures pour manger et 16 heures pendant lesquelles on jeûne pour permettre à notre organisme de se mettre sur pause. Et c’est comme cela que notre système digestif pourrait alors mieux éliminer et exploiter tout ce que l’on ingurgite et dans le même temps, on ingère moins de calories.

Un repas en moins par jour

En clair, on élimine un repas sur la journée, soit le petit-déjeuner, soit le souper et le reste du temps, on mange normalement, sans se gaver bien entendu. On privilégie des repas équilibrés lorsque l’on mange pour éviter des carences et on évite à tout prix de tomber dans le piège de la compensation pour remplir son estomac avant l’arrivée de la période de jeûne. 

En revanche, on peut continuer à boire de l’eau, du thé ou du café même durant les 16 heures de jeune, mais on avale rien de solide. Notez que durant ces 16 heures, il faut également compter nos heures de sommeil. La période de jeûne n’est donc pas si longue que cela, d’autant que chacun est libre de choisir la plage horaire qui convient le mieux à ses habitudes. Mais en période de confinement, le jeûne intermittent peut s’avérer être plus compliqué à adopter. D’abord parce que les repas nous permettent d’instaurer un certain rythme dans notre journée. Mais aussi parce que le frigo est à portée de main toute la journée et que la cuisine est aussi un moyen d’oublier le confinement. On en profite pour tester des recettes, ouvrir nos livres de cuisine qui ont pris la poussière et aussi pour occuper la marmaille. Bref, le confinement ne semble pas forcément être le bon timing pour s’y mettre, à moins de se trouver d’autres occupations au moment des repas, comme le bricolage, la peinture ou toute autre activité créative qui vous feront oublier la faim.  

Pour certains médecins, sauter un repas est rarement conseillé, mais pour certains experts, ce type d’alimentation aurait de nombreuses vertus, à commencer par prévenir les maladies chroniques et le vieillissement prématuré. Des chercheurs américains ajoutent que le fasting (terme anglais qui désigne le « jeune intermittent ») permettrait de perdre jusqu’à 6 kilos en 3 mois. D’autres études mettent en lumière ses effets alertant notamment sur le développement éventuel d’une résistance à l’insuline qui pourrait alors dégrader la glycémie. Le jeûne intermittent ne fait donc pas l’unanimité auprès des experts, le mieux étant alors évidemment de demander conseil à votre médecin. 

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