
Un tiers des Belges mettra les pieds dans un festival cet été. Qu’il s’agisse d’onduler sur un tapis de gobelets à Dour, d’entrer en transe sous les lasers de Tomorrowland ou de se la jouer chill à Esperanzah, la facture sera salée. Selon une enquête commandée par Bancontact Payconiq Company, un festivalier belge dépensera en moyenne 426€ pour l’ensemble de sa saison musicale. Soit un petit billet de 117€ par jour, tout compris : tickets, transport, boissons tièdes, frites trop chères et nuits en tente.
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Les hommes dépensent deux fois plus
Mais l’étude révèle aussi un écart de note selon les genres, les âges et les régions. Les hommes lâchent en moyenne 578€ sur la saison, contre 240€ pour les femmes. Les francophones claquent près de 200€ de plus que les néerlandophones. Et, sans surprise, ce sont les 35-54 ans qui ont le portefeuille le plus extensible : 603€ en moyenne. Les jeunes, eux, restent sous la barre des 370€. Une somme déjà loin d’être anecdotique, surtout dans un contexte où les cachets d’artistes explosent et où les prix d’entrée flirtent avec ceux d’un city trip.
Bref, on n’échappe pas à l’inflation côté dépenses. Quant aux habitudes de paiement, elles se digitalisent. À défaut de toujours retrouver ses potes dans la foule, on les rembourse désormais en deux clics grâce à l’app Payconiq de Bancontact. 29 % des jeunes festivaliers l’utilisent pour se partager les pintes ou la bouteille d’eau à 5€, juste devant les virements via appli bancaire. Côté stands, les cartes de banque devancent l’argent liquide, de plus en plus délaissé, et les bracelets rechargeables peinent à convaincre malgré leur promesse de fluidité.
Pas la frustration numéro 1 pour autant
Mais la vraie bête noire du festivalier, ce ne sont ni les prix ni les applications, mais… les files. Qu’il faille attendre 30 minutes pour croquer dans un burger végé ou pour faire pipi, les Belges citent ces temps perdus comme leur frustration numéro une. Les plus jeunes dénoncent une autre galère également : se perdre de vue. Pour y remédier, certaines marques installent désormais des totems de rendez-vous.
Loin de l’image romantique des festivals comme îlots de liberté hors du temps, l’enquête rappelle que ces événements sont aussi des microcosmes économiques, codifiés et classés. Avec leurs logiques, leurs inégalités de genre et leurs stratégies marketing. Une réalité qu’on tolère heureusement plus facilement quand la scène explose, qu’on vient de retrouver ses potes… et qu’il reste du crédit sur le bracelet.
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