
Tout part de la façon dont on se nourrit. C’est son cheval de bataille, à Natasha Andrews. « Le mal de notre époque, c’est l’alimention », insiste-t-elle. « Ça me rend vraiment dingue tout ce qu’on trouve dans les grandes surfaces, les aliments transformés, à quel point l’industrie de la nourriture nous bourre de merde. Ça rend les gens malades et ils n’ont pas les connaissances. On sait aussi aujourd’hui que tout ce qu’on mange a un accès à notre cerveau… Pour moi, la façon la plus directe d’avoir accès à une pleine santé et une capacité d’aller plus loin dans la pleine conscience, c’est l’alimentation. C’est ça le plus gros problème à prendre en main ».
Dans un (beau) livre, Flow(s) (éditions Hachette, NDLR), qui vient de paraître, cette spécialiste du yoga, adepte du bien-être holistique qui prône une approche un peu plus révolutionnaire, proche de la nature, a justement glissé, entre autres rituels et approches holistiques, de nombreuses recettes.
Sept piliers pour bien démarrer
Ainsi, on apprend qu’il existe sept piliers : alimentation équilibrée, sommeil réparateur, résilience face au stress, activité physique régulière, équilibre émotionnel, connexion sociale/communauté, pratique de la pleine conscience. Ceux-ci doivent communiquer entre eux, constituant ainsi la nutrition intégrative ou autrement dit holistique, qui, au bout de ce long chemin – pas linéaire –, aide à se sentir mieux, plus en phase avec soi-même.
On ne parle ici pas uniquement de ce que notre estomac ingurgite, mais aussi de la manière dont notre corps et notre esprit interagissent et perçoivent le monde environnant. Comment, aussi et surtout, on parvient à s’écouter soi. « La nutrition holistique, c’est la santé globale et préventive pour éviter donc de tomber malade. Il s’agit d’affiner l’écoute intérieure. L’idée n’est pas juste de regarder les symptômes – et se dire que si on a la gorge qui gratte on va prendre de l’origan – mais de regarder tous ces piliers. Et se poser la question : ‘Ah, je n’ai pas de contact avec ma communauté ; ah tiens, je suis trop stressée…’ Parfois, ce sont un ou plusieurs de ces éléments qui sont en désalignement et on essaie de les ramener au milieu. L’idée, c’est d’avoir un peu de tout parmi ces sept piliers », nous explique Natasha Andrews.
Oui, en hiver, on peut en faire moins
Mais ce nouveau rythme de vie et ces rituels bien-être, comment y prêter attention et les intégrer à notre quotidien ? La réponse de Natasha Andrews ne se trouve pas dans « l’obligation de », mais dans une logique de compréhension de ce que nous sommes intrinsèquement : faisant partie de la nature. « Je suis consciente que les gens doivent aller au boulot etc. Je suis dans quelque chose d’assez révolutionnaire, j’ai envie que les choses changent sur le côté systémique. Il faut oser imposer, en fait, parce que nous sommes faits de la même matière que la nature autour de nous. Oui, on a cette enveloppe, mais c’est la même chose, le même écosystème, on est de la nature. Pourquoi est-ce qu’un arbre peut se permettre de perdre ses feuilles, prendre une pause, être tout nu en train de se régénérer et ensuite commencer ses bourgeons, à fleurir ? Pourquoi, nous, on ne peut pas faire ça ? Nous aussi on en a le droit ». Elle revendique donc ce droit à ralentir, à en faire moins et peut-être à dormir plus, en hiver. Parce qu’on ne fait pas pousser des fleurs sous la neige…
Et s’il fallait à Natasha Andrews donner un conseil pour, si pas embrasser d’emblée l’hiver mais au moins mettre les pieds dedans sans trop de peine, quel serait-il ? « D’adopter les rituels chauffants, les douches ou les bains chauds et on étale l’huile de sésame vierge sur tout le corps parce que ça va hydrater la peau et les ligaments en profondeur et c’est très calmant pour le système nerveux. Donc, c’est un petit cocon. On peut faire ça tous les 2 – 3 jours ». L’hiver peut aussi être source de bien-être.
Retrouvez ici l’interview de Natasha Andrews dans son intégralité (sur www.lesoir.be) et dans votre So Soir ce samedi en librairie en supplément gratuit du journal Le Soir.
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