
Depuis quelques mois, une nouvelle ligne directe relie Bruxelles à cette ville du nord du Maroc. Trois heures de vol à peine, et un décor qui change radicalement. Pas de désert ocre ni de médina saturée de touristes, mais une lumière plus douce, une mer toute proche, et une ambiance presque méditerranéenne.
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Un Maroc plus discret, presque confidentiel
Tétouan, surnommée « la colombe blanche », n’est pas le genre de destination à se livrer immédiatement. Ici, pas de folklore surjoué ni de mise en scène pour touristes en shorts. La médina, classée à l’UNESCO, reste l’une des plus authentiques du pays, avec ses ruelles blanchies, ses ateliers d’artisans et une architecture marquée par un héritage andalou très présent.
On est loin de la machine touristique de Marrakech. Et c’est précisément ce qui séduit. Une ville à taille humaine où l’on a encore l’impression de découvrir quelque chose.
La Méditerranée comme nouvelle carte à jouer
Ce qui change aussi, c’est la géographie. Ici, le Maroc regarde la mer. À quelques kilomètres, Tamuda Bay déroule ses plages de sable fin et ses hôtels haut de gamme. C’est luxe sans être ostentatoire. Exit les beach clubs et les DJ, ici c’est ambiance balnéaire plus calme, tout en retenue. On vient pour nager, manger, se poser. L’exacte définition du « quiet luxury ».
Une région entière à explorer
Pour ne rien gâcher, Tétouan ne vient pas seule mais s’inscrit dans un triangle assez redoutable : Tanger, Chefchaouen et toute la côte nord. Tanger, d’abord. Longtemps fantasmée, aujourd’hui en pleine renaissance, entre cafés littéraires, scène artistique et énergie contemporaine. Chefchaouen ensuite, la fameuse ville bleue perchée à 600m d’altitude entre deux montagnes en forme de cornes (dont elle tire d’ailleurs son nom).
Pourquoi maintenant ?
La vraie question reste celle du timing. Pourquoi Tétouan aujourd’hui ? Parce que nos envies de voyage ont changé. On veut moins de checklist et plus de sensation et de lieux à vivre. Et sur ce terrain-là, le nord du Maroc coche beaucoup de cases : nature encore préservée, gastronomie, artisanat, hospitalité… sans le surtourisme. Bref, une destination qui n’a pas encore été sur-racontée, et qui laisse encore de la place à l’imprévu.
Alors, est-ce que Tétouan va remplacer Marrakech ? Probablement pas, car ce n’est pas le même voyage. Et c’est peut-être mieux que ça. Une alternative pour celles et ceux qui connaissent déjà le Maroc ou qui veulent le découvrir autrement. Moins spectaculaire et plus nuancé. Un Maroc qui ne cherche pas à séduire à tout prix. Et qui, du coup, y arrive plutôt bien.
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