
Le hasard fait bien les choses, diront certains. Jean-Pierre Lutgen, lui, préfère voir un signe très encourageant : « dès que Raphaël Collignon a porté notre montre – le deal venait de se faire 9 jours auparavant –, il a remporté ses matchs à Roland. On gagne à porter une Ice-Watch ! », lance-t-il dans un rire, comme un slogan. Il est vrai que, montre au poignet, le joueur liégeois n’est pas passé inaperçu sur la terre battue.
D’abord pour ses résultats, ensuite parce que – et ça n’aura échappé à personne – Raphaël Collignon est un des rares tennismen à porter une montre sur le court. « Quand on l’a approché pour lui proposer le deal, on nous a dit « okay » à condition que ça ne le gêne pas. Il a testé et dit que ça ne le gênait pas du tout. On a connu un Rafael (Nadal, NDLR) qui gagnait à Roland avec une montre à un million au poignet. Voici un autre « Raf’ » qui fait parler de lui à Roland-Garros, mais avec une montre à 149 euros au poignet ! », s’enthousiasme le patron de Ice-Watch. « D’ailleurs, on a proposé de changer son modèle de montre, mais il est superstitieux et a refusé ! ».

149 euros contre… le million

Avec Raphaël Collignon comme nouvel ambassadeur, Ice-Watch compte bien « revenir en force » en jouant sur le terrain de la « belgitude », à l’aube de ses 20 ans (qui seront célébrés l’année prochaine). Et c’est du win-win. Car pour le jeune joueur qui porte les espoirs de la Belgique pour les mois à venir, cette collaboration avec une marque représente un sacré coup de boost. « Avoir du soutien, un sponsor derrière lui, c’est important. Cela permet aussi au sportif de gravir les échelons car on lui offre plus de moyens. Il n’est plus seul à avancer dans sa carrière professionnelle », nous explique Jean-Pierre Lutgen qui cherchait un nouvel ambassadeur digne de ce nom - après Eden Hazard ou Florent Manaudou - pour sa marque. « On voulait une égérie masculine dynamique. J’avais lu un article sur lui, et son profil m’avait plu. J’ai donc contacté son agent (…) Le tennis peut également instaurer un sentiment de proximité entre nous et nos clients. Raphaël est une belle personne, qui incarne de belles valeurs sportives ».

Un partenariat de deux ans
Mais les retombées – aussi populaire soit l’égérie – sont-elles pour autant garanties pour la marque ? « Non », répond le CEO d’Ice-Watch. « Cela ne se voit pas directement sur les ventes. Mais c’est en termes de notoriété qu’avoir un ambassadeur est important. Il permet de parler de la marque et de véhiculer ses valeurs ».
En 2027, Raphaël Collignon figurera peut-être bien plus haut dans le classement ATP, et il sera toujours égérie d’Ice-Watch. « On est parti pour deux ans avec lui ! », s’enthousiasme Jean-Pierre Lutgen. « D’autres (nouvelles égéries) vont peut-être arriver aussi », espère-t-il, avant de « marquer le coup » l’année prochaine pour les 20 ans d’Ice-Watch.
Deux décennies durant lesquelles il a fallu à la marque horlogère bastognarde s’adapter au marché et aux avancées technologiques, à l’instar des montres connectées. « On se rend compte aujourd’hui que les gens retournent vers les montres à quartz, qui sont plus élégantes et qui permettent aussi de dévoiler sa personnalité. On a cru ces deux dernières années que le mouvement allait définitivement virer vers les montres connectées, mais on retourne vers les montres plus classiques. C’est un retour à l’essentiel de la montre, ce qui fait l’ADN d’Ice-Watch ».
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