
L’ère de l’émancipation joyeuse
Longtemps, le concept d’émancipation s’est matérialisé dans le look des femmes qui empruntent les codes du vestiaire masculin : le costume oversize, la cravate, la chemise blanche… Aujourd’hui, comme le rappelle le bureau de tendances Nelly Rodi dans un récent rapport, le mouvement devient réciproque. Les hommes s’autorisent, eux aussi, à puiser dans la garde-robe féminine ou à porter des pièces sans se préoccuper de la catégorie à laquelle elles appartiennent.

Parfois, comme chez Dior, cette libération des codes donne lieu à de vraies collections masculines piochant dans les codes féminins comme le tweed couture ou la jupe-culotte, pièce phare de la rentrée 2026. D’autres fois, le jeu se complexifie. La modernité passe, comme dans la collection du Belge Matthieu Blazy pour la maison Chanel, par des pièces labélisées féminines qui trouvent naturellement leur place sur les épaules des hommes dans le coup. On appelle ça la nouvelle liberté.
L’esthétique Boom Boom
Exit la « clean girl » et le « quiet luxury ». Si vous êtes un peu lassés des pulls en cachemire crème et des looks proprets qui ont dominé la mode pendant plusieurs saisons, notez que le nouveau cool consistera à en faire des tonnes. Cette nouvelle ode au maximalisme traduit une forme de déculpabilisation face aux incertitudes politiques et économiques qui agitent le monde. Clin d’œil aux eighties avec leur lot de bijoux clinquants et de blazers aux épaules XXL, la Boom Boom esthétique doit son nom au Boom Boom Room, le club sélect perché au 18e étage de l’hôtel The Standard à New York.

Baptisée « Glamoratti » sur Pinterest, on retrouve la tendance en version premier degré dans les collections des marques de luxe en comme Saint Laurent qui, cette saison, a présenté des silhouettes ultra-opulentes sous le signe de la fourrure et des carrures exagérées. Moins difficile à reproduire que d’autres tendances, l’esthétique Boom Boom célèbre un glamour qu’on ne peut souvent pas – faute de moyens – s’offrir en version « copié collé » mais qu’on peut réinterpréter en misant sur des pièces vintage. Car, désormais, il n’est plus question de se sentir frustré(e) de ne pas pouvoir coller aux dernières tendances du moment. En d’autres termes, chiner, c’est exister.
Le retour des perles de mamy
Parce que les femmes s’offrent de plus en plus souvent leurs propres bijoux et que nous n’avons pas toutes la chance de recevoir en héritage des pièces de nos grands-mères, les designers réinventent le concept de bijoux rares, classiques et précieux. Pour vous bijouter branché, privilégiez les créations en édition limitée qui réinterprètent les codes des colliers, bagues ou boucles d’oreilles qu’on se transmet au sein d’une même famille. Le must : les perles Akoya qui dépoussièrent le genre et cassent l’image vieillotte du classique collier de mamies.

Exemple brillant de cette tendance : la nouvelle marque JÆSMIN36. Cosignée par la designer belgo-coréenne Kimy Gringoire et la galeriste mexicaine Age Salajõe, la griffe sous le signe de l’or 18 carats, des perles et des pierres précieuses entend donner aux bijoux traditionnels une signature ultracontemporaine en misant sur un design féminin ancré dans la tradition du bijou classique.
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