5 villes d’Europe qui ne veulent plus du tourisme de masse

Surenvahies par les touristes et les instagrammeurs, de plus en plus de villes prennent désormais des mesures pour repousser ceux-ci. Dernière en date : Bruges !

Par Sigrid Descamps. Photo : Photonews, Pixabay. |

Venise

Les Vénitiens ne sont plus que 55 000 aujourd’hui, alors que leur ville accueille 30 millions de visiteurs par an. L’Unesco et l’ONU ont enjoint aux autorités de prendre des mesures pour contenir les masses de touristes, dont le surnombre menace les fondements, l’architecture, et la vie de la Cité : limitation des chambres d’hôtes, blocage des ouvertures de points de restauration rapide, interdiction de circuler à vélo, de pique-niquer sur les ponts, de nourrir les pigeons, de  s’asseoir ou se coucher par terre, accès interdit aux paquebots de croisière…  Enfin, en décembre, une taxe spéciale a été mise en place dans la loi de la finance italienne. Si elle est adoptée, les touristes devront payer entre 2,50 et 10 euros pour visiter la ville.

Bruges

Trop is te veel ! La Venise du Nord n’en peut plus non plus des touristes d’un jour qui traversent ses canaux (ils étaient plus de 8 millions en 2018). Elle a donc décidé de limiter le nombre de bateaux pouvant circuler sur ses eaux. En amont, elle entend aussi limiter les campagnes publicitaires incitant à la découvrir lors d'une journée d'excursion. Pour le bourgmestre Dir De fauw, ces affiches sont devenues inutiles et le danger est de voir la ville devenir comme Disneyland. La ville entend égalemement interdire les boutiques tourisitiques "monotones". Et comme à Venise, une taxe serait envisagée.

 

Amsterdam

Entre 18 et 20 millions de touristes visitent Amsterdam chaque année et ce chiffre pourrait monter à 30 millions d’ici 2025. De quoi pousser les autorités à réguler le flot, en revoyant ses taxes touristiques à la hausse, et en limitant les moyens de transports dédiés aux touristes : les taxis circulant sur les canaux seront interdits, tout comme les calèches et les Segways. Quant aux bateaux-mouches, ils devront accoster hors du centre- ville. Un centre-ville où ne pourront plus non plus accéder les cars de touristes. Les paquebots de croisière ne pourront plus non plus accoster dans le port d’Amsterdam. Du côté des logements, cela bouge pas mal également puisque les péniches-hôtels seront interdites et que les locations meublées façon AirbnB seront limitées à 30 jours par an (au lieu de 60 aujourd’hui).

Barcelone

Depuis quelques années, les manifestations anti-touristes se sont multipliées en Espagne, en particulier à Barcelone. Le tourisme de masse serait même la première préoccupation des Barcelonais avant… le chômage. La grogne est devenue si virulente que les autorités ont fini par prendre des mesures, interdisant l’ouverture de nouveaux hébergements et la reprise de ceux qui ferment leurs portes dans le centre-ville. Mais aussi en limitant les locations meublées, ainsi que l’accès à certains sites. Pour exemple, l’accès au Parc Guëll, devenu payant, est restreint à 400 visiteurs à la fois.

Dubrovnik

Si elle s’est félicitée un temps du tournage de la série « Game of Thrones » dans ses murs, Dubrovnik a toutefois vite déchanté : trop de monde, trop de bruit, augmentation des loyers… Le succès de la saga a en effet attiré tellement de monde que la cité croate a finalement décidé de limiter l’accès à sa citadelle à 4000 visiteurs par jour (le nombre autorisé autrefois était de 8000).

Des mesures qui peuvent paraître injustes pour les adeptes de city-trips. Et si on voyait le bon côté ? Cela incite à voir plus loin, à aller à la découverte d’autres villes, moins prisées mais qui ont, elles aussi, de beaux atours à nous dévoiler !

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