
Le bolo à la belge
Aujourd’hui tout le monde sait que le spaghetti bolognaise n’existe pas… et qu’on doit parler de sauce al ragù, préparée à Bologne. Tout le monde sait également qu’on ne met pas de crème dans le carbonara, ni de parmesan dans la pasta al Vongole… Mais il y a un truc, un seul, qu’on ne nous enlèvera pas : c’est le bolo à la belge. Ce plat de spaghetti avec une sauce composée de haché de porc et de veau, de sauce tomate et d’une grosse poignée de gruyère râpé (certains y mettent des petits pois, des carottes ou du céleri, ou même des champignons). C’est réconfortant, c’est régressif, ce n’est pas italien mais on s’en fiche un peu : tout le monde aime ça !
Si on se tourne aujourd’hui vers une cuisine beaucoup plus authentique quand on parle de l’Italie, cette version du spaghetti à la bolognaise n’est pas près de disparaître des tables de nos tavernes et de nos restos préférés. Il y a plusieurs adresses où l’on en sert depuis des lustres : des institutions comme le Patattezak, bij Pee Klak, à Grimbergen, ou dans un des Skievelat à Bruxelles ; le meilleur étant résolument celui que Maman nous prépare…
À table chez Tontons
Cette petite adresse dans le centre de Uccle a su séduire les amateurs du genre. C’est à deux pas du parvis Saint-Pierre, qu’on trouve ce joli resto de coin, une adresse sympathique, imaginée par Valérie Delange, et qui s’est imposée comme véritable point de rendez-vous pour venir manger une bonne pâte et boire un verre de vin entre amis…
Niveau déco, c’est simple et authentique, des chaises en bois, une déco sans artifice, un grand bar qui trône au centre du restaurant : tout cela est convivial et joyeusement bruyant pendant le service.

Ce qu’on y mange ? Des pâtes évidemment ! Plusieurs versions sont proposées sur le grand tableau dans le fond de la salle, et vous pouvez aussi opter pour une suggestion du moment, souvent proposée sur base de produits de saison, mais le roi de la fête est assurément le bolo. Un vrai bolo à la belge… Et ici, ce n’est pas parce que l’on fait quelques entorses à la cuisine authentique italienne qu’on ne sélectionne pas de bons produits : la burratina est de chez Julien Hazard et la viande provient d’une ferme de Beersel, Hoeve Cuvry : on ne plaisante pas avec les bonnes choses.

En entrée, on a opté pour une planche de charcuteries, à partager, et un verre de vin orange, à tester si vous êtes amateur de vin nature. Vient ensuite le bolo, et comme toutes les autres pâtes à la carte, il existe en version normale ou maxi pour les plus grandes faims et pour cinq euros vous avez un supplément sauce, mais accrochez-vous, le maxi est vraiment maxi !
En bref
- C’est quoi ? Un resto d’amis pour manger une pâte bolo sans chichis, mais bien exécutée.
- Pour qui ? Pour les amis, les familles ou même les amoureux, le bolo est une tradition intergénérationnelle.
- L’ambiance ? Une déco simple, des grandes banquettes, des chaises en bois et des tables en marbre, une ambiance joyeusement bruyante le soir.
- Le service ? Jeune et carrément sympa. Valérie Delange a su imprimer de la bonne humeur à l’endroit.
- Le rapport qualité prix ? Le bolo est à 17 €, 21 € pour la version maxi, le verre de vin oscille entre 7€ et 9€. Un rapport qualité prix qui explique pourquoi l’endroit ne désemplit pas…
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