Depuis plusieurs années, on voit fleurir de plus en plus de lieux hybrides, avec d’une part, des boutiques qui aménagent un espace de restauration. De l’autre, des restaurants qui se dotent d’une proposition commerciale parallèle, avec ou sans rapport avec la restauration : pour les plus évidents, une épicerie ou un espace caviste, mais aussi, tantôt un fleuriste, une librairie, une galerie d’art, une ludothèque… Le but ? Construire une identité forte, différente, mais aussi élargir sa clientèle en proposant deux types de consommation.
Encore plus de contenu « à table » avec en vidéo notre immersion chez Jayu, le nouveau resto-théâtre étonnant du chef San Degeimbre :
Comme souvent, c’est essentiellement dans la capitale que l’on trouve ce type d’espaces. Dans la première catégorie, on citera par exemple les magasins Lulu Home Interior, dédiés au design et au mobilier, qui disposent de leur propre café, où prendre une boisson et même, manger.
Dans un autre registre, La Luck, à Ixelles, où l’on peut boire, manger et… jouer à des jeux de société, guidés par des sommeliers de jeu ! Un peu partout en Belgique, on relèvera enfin encore le succès de la chaîne Wasbar, où l’on peut bien manger tout en faisant sa lessive. Plutôt original.
Un lieu, deux espaces, une même passion
La forme d’hybridation la plus répandue reste cependant la cohabitation de deux espaces unis par une même passion pour la nourriture et ou le bon vin. Il s’agit là, à nos yeux de l’extension, non seulement la plus évidente, mais aussi la plus cohérente : on trouve dans la boutique des produits en relation plus ou moins étroite avec l’offre du restaurant. Avec des interactions entre les zones : il est courant que des clients satisfaits de leur repas achètent des ingrédients pour (essayer de) concocter chez eux les plats qu’ils auront appréciés sur place. Ou la réplique de la bouteille de vin qu’ils ont goûtée. Ou encore, des plats préparés par l’enseigne à emporter… Et dans l’autre sens, séduits par les produits vendus dans l’espace boutique, certains clients viennent s’attabler pour voir comment ceux-ci sont préparés par le chef.
On pointera à Bruxelles plusieurs restaurants qui disposent d’un espace où ils vendent des produits frais et secs, des boissons, des plats préparés… C’est le cas par exemple du restaurant biologique Tan, dans le quartier du Châtelain, qui dispose d’un magasin bio au rez-de-chaussée, un restaurant à l’étage.
Mais à ce jeu, c’est sans conteste la cuisine italienne qui l’emporte. On connaît depuis des années le succès du Caffé A Dente, à Uccle, de la Locanda Degli Amici à Ixelles, restaurant et oenothèque, de Belli & Buoni à Etterbeek. Et depuis peu, celui de La Stazione, installé depuis quelques mois au carrefour de l’avenue Coghen à Uccle.
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