Ah Capri, son funiculaire, sa grotte bleue, sa piazza Umberto I, ses criques turquoise, ses villas luxueuses… Tantôt surnommée « l’île de rêve », tantôt « le joyau de la mer Tyrrhénienne », la belle italienne séduit tous ceux qui posent le pied sur son sable chaud. Lasse, elle a décidé de fermer la porte à ses trop nombreux soupirants !
On le sait, le surtourisme est un fléau, écologique, social aussi. Parmi les pays les plus touchés en Europe, l’Italie figure en bonne place. Elle a déjà mis en place toute une série de mesures pour tenter de limiter le nombre de ses visiteurs, en particulier ceux d’un jour, qui créent des dégâts et qui, au final, consomment peu sur place. Parmi les règles déjà instaurées, on rappellera, parmi d’autres, à Rome, un droit d’entrée de 2 euros pour désormais approcher la Fontaine de Trevi (la ville prévoit d’ailleurs d’appliquer ce « billet » à cinq autres sites jusqu’ici, libres d’accès) ; à Venise, l’accès payant pour les touristes d’un jour.
Capri, c’est fini…
Aujourd’hui, c’est donc au tour de Capri – dont le nombre de visiteurs quotidiens avoisine les 50 000 personnes en haute saison (pour quelque 13 000 habitants) – de serrer la vis. Ou plutôt de la serrer encore plus fort car depuis les années 1950 déjà, l’île fait appliquer quelques règles strictes : il était par exemple interdit de porter des sabots de bois (dont le bruit résonnait trop fort) ou de pousser le volume de sa radio au-delà de certains décibels. Mais celles-ci concernaient plus son statut de destination tranquille, que la réelle lutte contre le surtourisme. Or, cette fois, c’est bien de cela qu’il s’agit.

Les autorités de l’île ont en effet décidé d’interdire l’accès aux groupes de plus de 40 personnes. En outre, les guides qui encadrent des groupes de plus de 20 personnes devront utiliser des oreillettes sans fil et non plus des haut-parleurs. Ils devront également porter un signe de reconnaissance discret pour se faire repérer par leur groupe. Des mesures qui seront appliquées dès l’été prochain, qui répondent à une réelle demande des commerçants et des résidents. Pour Lorenzo Coppola, président de l’association des hôteliers de l’île, qui s’est exprimé sur le sujet sur Euronews, « cette mesure est un acte de responsabilité qui reflète notre vision d’une île enfin plus vivable » !
Découvrez en vidéo notre immersion dans une autre destination italienne, Cefalù en Sicile :
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