
Hendrik et Fons Dierendonck
Après avoir tout appris de Raymond, son père, Henrik Dierendonck, le boucher le plus connu de Belgique a développé le business familial tout en conciliant respect des traditions et projets médiatiques par le biais, entre autres, de l’ouverture de deux restaurants. Ambassadeur d’une viande de qualité, il transmet désormais à son fils Fons, boucher et cuisinier, son amour du métier.

Hendrik Dierendonck : Quand j’avais six ans et qu’on me laissait observer mon père travailler à l’arrière de la boucherie, j’étais trop petit pour voir ce qui se passait sur le billot. On m’avait donc construit un petit tabouret pour que je ne rate rien du spectacle. On a utilisé le même pour Fons quand il avait le même âge. Pour nous, parler tout le temps de viande, c’est normal. On est nés dedans.
Fons Dierendonck : En parallèle de tout ce que m’enseignent mon père et mon grand-père, j’ai eu besoin de vivre d’autres choses. J’ai étudié la cuisine pendant quatre ans et je viens de passer plusieurs mois en Australie pour découvrir un autre aspect du métier.
H.D : Par rapport à la manière dont mon père travaillait, j’ai fait bouger les choses en sortant de ma cuisine pour aller à la rencontre des gens, par le biais d’émissions télé, notamment. Fons est sympa et plutôt beau garçon… Beaucoup de gens lui conseillent de s’afficher davantage sur les réseaux sociaux, mais il sait qu’il a d’autres choses à apprendre avant.

F.D. : Je passe beaucoup de temps avec mon grand-père à la ferme, au contact des animaux. Cet aspect des choses m’intéresse beaucoup. Le respect de l’animal fait partie des valeurs familiales qui me sont chères. Tout comme le respect des clients. Chez nous, on a la même considération pour le premier et le dernier client de la journée ; une valeur sacrée.
H.D. : Dernièrement, nous avons inauguré un nouveau magasin à Ostende. C’était très émouvant de franchir cette nouvelle étape tous les trois avec Fons et mon père. Jusqu’à mes 16 ans, j’ai vécu au-dessus de la boucherie de mes parents. Pour nous, c’est là que la magie opère vraiment.
Adresse : Carcasse, 5 Henri Christiaenlaan, 8670 Koksijde
Vincent et Marie Trignon
Quelques années après avoir rejoint son père, Vincent, chef et propriétaire du restaurant La Roseraie à Modave, la cheffe Marie Trignon, désormais étoilée, poursuit l’histoire familiale tout en affirmant son style. Elle a notamment fait construire des shelters contemporains sur le domaine, ainsi qu’un jardin aromatique inauguré ce printemps.

Marie Trignon : Je ne me destinais pas au métier de cheffe, mais quand on est la fille unique d’un couple de restaurateurs, la cuisine est au centre de notre vie. D’autant que mes parents vivaient au sein du domaine. Petite, j’attendais impatiemment que les enfants de nos clients fidèles arrivent au restaurant pour pouvoir jouer avec eux. J’avais créé un petit commerce de frites en pommes de pin dans le jardin (rires).
Vincent Trignon : Marie vivait à Londres avec sa famille. Elle revenait m’aider tous les week-ends, mais quand la question du vrai retour s’est posée (....)
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