Le week-end du chanteur Benjamin Schoos

À quelques jours de la sortie de son nouvel album, l’artiste liégeois profite des fins de semaine pour passer du temps avec son fils et surtout, pour se couper du monde. 

PAR SIGRID DESCAMPS. PHOTO PASCAL SCHYNS. |

La brasserie du vendredi

En plus de mon métier de chanteur et musicien, je gère un tas d’activités qui gravitent autour de la musique (production, gestion de droits...), qui font que mes semaines sont très remplies. Je me lève tous les matins à 5 h 30, je pars travailler à Bruxelles en train, et je rentre relativement tard. Quand le vendredi soir arrive, je déconnecte. Dès que je descends du train, c’est le signal du début de week-end : je peux souffler, prendre du temps pour moi... et un peu pour les autres ! La première chose que je fais en sortant de la gare des Guillemins, c’est aller manger, seul, dans une brasserie voisine. Je ne suis pas porté sur l’art de la table. Je n’aime pas manger, je ne bois pas d’alcool. Vous ne me verrez jamais dans un resto étoilé, ça ne m’intéresse pas. En fait, si je le pouvais, je me contenterais de pilules nutritives ! (Rires) Et le vendredi, j’ai encore moins envie de préparer quoi que ce soit, j’ai besoin d’une coupure. Alors, je vais dans une brasserie, c’est sympa, populaire. J’aime bien celle de la gare elle-même. J’y profite d’un certain anonymat, je suis entouré de gens tout en restant dans mon coin. J’observe, j’écoute, je lis... 

Samedi en mode père-fils

Avant, du jeudi au samedi soir, j’étais tout le temps sur la route, à donner des concerts à gauche et à droite. Et je passais le dimanche à récupérer. Depuis deux ans, j’ai changé de mode de vie. Le week-end, je le consacre désormais à moi... et à mon fils. Je suis quasiment injoignable le samedi, j’essaie de ne voir personne, ou alors, un ami autour d’un café. Mais la plupart du temps, je suis avec mon fils. Il a 13 ans et est très curieux de tout. On aime aller voir des expos. On va de temps en temps au Musée de la Boverie, pour voir leur collection permanente ou leurs expos temporaires. J’ai bien aimé celle dédiée à l’hyperréalisme, alors que ce n’est pas un mouvement que j’apprécie particulièrement. Sinon, on dessine, on lit... Je lis plutôt des ouvrages politiques ou économiques, des lectures plus techniques qu’artistiques. Là, exceptionnellement, je suis plongé dans un roman japonais qu’une amie m’a offert : Raffles Hotel de Ryù Murakami. C’est assez contemplatif, ça colle bien avec ma vision du week-end. Le soir, on va parfois au cinéma. Le choix de la salle dépend du film que l’on veut voir, on peut tout aussi bien aller voir des films d’auteur au Sauvenière que des blockbusters au Palace. Dernièrement, on a vu Jojo Rabbit et je pense que ce samedi, on ira voir Sonic. J’aime bien le personnage de jeu vidéo et je suis curieux de voir ce qu’on en a fait sur grand écran. 

Balade du dimanche 

Le dimanche, j’aime me promener à Liège et dans les environs. Il y a pas mal de promenades balisées du Ravel, au bord de l’eau notamment. Je pars comme cela durant deux heures. Mais je marche à mon rythme, je ne suis pas du genre randonneur, qui part toute la journée avec un sac à dos. C’est juste histoire de me vider la tête et de prendre l’air. Je dirais que je suis un marcheur modéré ! Le soir, une fois que mon fils repart chez sa maman, je repasse en mode boulot : je lis mes mails et y réponds, et je prépare tout ce qu’il y aura à faire durant la semaine. Je ne regarde pas la télé. D’ailleurs, je n’ai pas de télé (rires). Je fais partie des rares personnes qui n’aiment pas les séries ; je trouve que cela mobilise trop de temps ! Je préfère les films, il en ressort toujours quelque chose…

Doubt in My Heart (Freaksville Records), dans les bacs le 13 mars, en concert le 19 mars au Botanique.

Suivez So Soir sur Facebook et Instagram pour ne rien rater des dernières tendances en matière de mode, beauté, food et bien plus encore.

Lire aussi :