
On vous apprenait en début de semaine la fermeture de Coco Donuts, l’une des repaires les plus gourmands de la capitale depuis son ouverture il y a 10 ans. Une autre adresse bien connue des Bruxellois s’apprête elle aussi à fermer ses portes, le Daringman installé Rue de Flandre.
On reste dans la capitale pour découvrir en vidéo la rénovation de l’hôtel Astoria, devenu le Corinthia Bruxelles :
Finir en beauté
Vous pourrez profiter du lieu et boire vos dernières pintes jusqu’au dimanche 22 décembre. C’est Martine Peeters, la propriétaire des lieux, qui a pris cette décision après mûre réflexion. Elle détaille à nos confrères de Bruzz : « Cela arrive très soudainement pour les clients. Mais de toute façon, mon bail expire le 31 décembre. J’aurais pu continuer dans d’autres conditions, mais je n’ai pas envie de cela. Je ne veux pas finir dans la frustration, mais en beauté ! ». L’article nous apprend que le Daringman a été vendu au grossiste en boissons HLS. Martine Peeters poursuit : « La maison a été vendue en septembre, mais pendant longtemps on ne m’a pas dit à qui. Quand j’ai appris qu’il s’agissait de HLS, j’ai tout de suite voulu négocier avec eux, mais il m’a fallu deux mois pour voir le contrat. Et puis je ne suis pas d’accord avec leurs conditions ».
La propriétaire précise qu’elle aurait dû commander toutes les boissons auprès de HLS, ainsi que son café, qu’elle « achète habituellement au coin de la rue, le vin que je commande depuis 24 ans dans un petit magasin voisin, les jus de fruits que je reçois chez un agriculteur en Flandre… Je ne veux pas travailler comme ça. Je ne veux pas que le café reste ouvert pour fermer dans deux ans avec plein de frustration et de stress ».
Quel avenir pour le Daringman ?
Quand elle reprend le Daringman, Martine Peeters découvre alors un lieu à l’ambiance bien différente de celle d’aujourd’hui. L’adresse était en effet un repaire pour les supporters de football. « L’ancien propriétaire était dans un club de boxe, le Daring Molenbeek, rattaché à l’actuel RWDM. Les habitués de l’époque n’avaient pas immédiatement apprécié mon arrivée. Ils m’ont même demandé : « Vous n’allez pas transformer cela en café d’artistes, n’est-ce pas ? » se souvient Martine. Des artistes avaient d’ailleurs leurs habitudes au café Daringman, à commencer par le regretté Arno ou le metteur en scène et acteur Jan Decorte.
Reste à savoir ce qu’il va advenir du bar : « Je ne sais pas ce que HLS prévoit de faire avec le Daringman. C’est une brasserie, donc ça restera un café. Pourtant, ce ne sera pas pareil. Les clients s’en plaignent également. Aujourd’hui, tout devient une chaîne, n’est-ce pas dommage ? » regrette Martine Peeters. Le nouveau propriétaire aimerait rénover les lieux, tandis que la Région bruxelloise a lancé en février dernier, une procédure de classement de l’intérieur du café.
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