
Le guide Michelin a publié lundi sa sélection 2026 de 430 établissements « de qualité à un prix accessible » récompensés d’un « Bib gourmand » en France, dont 75 nouvelles adresses, « des petites perles disséminées sur l’ensemble du territoire ».
Traditionnellement, cette distinction au logo représentant une tête de bonhomme Michelin, créée en 1997, était dévoilée au même moment que les nouveaux étoilés mais le palmarès des « Bib Gourmand », révélé au marché de Rungis, est désormais publié un peu en amont. Cette année, la cérémonie du guide Michelin se déroulera le 16 mars à Monaco.
Cinq adresses Bib Gourmands à tester près de chez nous
Comme l’an dernier, c’est la région Rhône-Alpes-Auvergne qui est la plus dynamique avec 15 nouveaux « Bib », dont par exemple « Les 9 Névés » à Beaufort (Savoie) ou « La Virée » à Lyon. Mais près de la frontière belge, des établissements se distinguent également. À Caëstre, non loin d’Hazebrouck, le Guide Michelin met à l’honneur L’Auberge « un estaminet dans la plus pure tradition ch’ti. Ce restaurant convivial met à l’honneur les produits de saison et le terroir flamand (incontournables welsh et carbonade revisités). Laissez-vous surprendre aussi par des associations telles que la langoustine au haddock et petits pois… ».
Près de Lille, deux adresses ont été épinglées Bib Gourmand : Balsamique à Wambrechies et Rēpu à Marcq-en-Barœul. La première est une cuisine « à mi-chemin entre terroir et modernité, qui ne manque pas de gourmandise, à l’image de ce cappuccino de champignons, panais grillé et caramel au whisky de Wambrechies. Des plats audacieux appuyés sur de bons produits (pêche de Boulogne-sur-Mer notamment) ». La deuxième est caractérisée par « une cuisine de brasserie moderne » avec notamment à la carte des desserts un riz au lait et sorbet passion.
Un peu plus loin, près de Douai, le Guide Michelin décerne un Bib Gourmand à Air Accueil à Brebières. Dans un décor faisant écho à l’univers du jazz, la cuisine y est décrite comme généreuse et authentique avec à la carte « parmentier d’oignon rouge et joue de bœuf confite ; carré de porc fermier avec saucisse de Morteau et boudin noir ; charlotte aux pommes et mascarpone ».
Au sud de la Belgique, se cache L’Auberge du Laminak, à proximité de Charleville-Mezières, au cœur des Ardennes françaises. « Dans cette charmante auberge en lisière de forêt, le Pays basque – origine du chef – rencontre les beaux produits des Ardennes. Résultat, des recettes savoureuses et maîtrisées, à l’image de ces piquillos farcis de brandade de morue et soupe de poisson, ou de cet agneau confit et sa piperade ».
À une dizaine de minutes de Virton, le Guide Michelin nous suggère de faire un stop gourmand et abordable à l’adresse Les Épices Curiens à Ecouviez. « En se baladant dans les parages, on passe facilement en Belgique sans s’en rendre compte… mais l’ancienne gare de ce village frontalier, transformée en un sympathique restaurant, saura vous retenir en France. On y déguste une cuisine inspirée et bien tournée, accompagnée de bons petits vins. Beaucoup de goût ! » affirme le guide culinaire.
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Créer de l’animation, du trafic et de la vie dans les villages
Cette distinction, qui revêt désormais « une reconnaissance internationale » puisqu’elle est également décernée dans d’autres pays que couvre le guide rouge, permet de mettre à l’honneur des tables « attractives et désirées par les gastronomes », dont les additions tournent autour de 40 euros pour un repas complet en régions, sans boisson, et plutôt autour de 45 euros à Paris, souligne pour l’AFP le directeur international du guide Michelin, Gwendal Poullennec. Mais également, ajoute-t-il, « des tables d’habitués, des lieux de cohésion sociale, où on s’attable au coude-à-coude et où l’on déguste une cuisine simple, basée sur des circuits très courts et la saisonnalité des produits ».
Ces établissements participent en outre « à créer de l’animation, du trafic et de la vie dans les villages, ce dont on ne peut que se réjouir », estime le patron du guide rouge. Parmi les « belles histoires » récompensées cette année figurent aussi bien des autodidactes qui ont opéré une reconversion professionnelle que des jeunes chefs très bien formés, passés par des restaurants étoilés et qui se lancent à leur compte. « Pour toute une génération, ouvrir un restaurant équivaut désormais à construire un projet de vie, fondé sur un style, une personnalité culinaire, mais aussi un lieu et un réseau de producteurs », souligne M. Poullennec.
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