
Si vous traînez sur les réseaux sociaux, vous n’avez pas pu passer à côté du cliché de Jutta Leerdam. La reine néerlandaise du patinage de vitesse (et ses 6 millions de followers) a mis le feu aux poudres avec une simple photo de son assiette : un format de pâte singulier, baignant dans la sauce tomate et saupoudré de parmesan. Verdict ? « Iconic ».
Depuis, c’est l’hystérie. Des patineurs azzurri comme Serena Pergher aux freestyleurs américains, tout le monde s’arrache ces anneaux olympiques comestibles. Bien sûr, n’espérez pas les trouver dans l’épicerie italienne du coin.
Notre carnet d’adresses pour la journée mondiale des pâtes :
Un design exclusif signé Carlo Cracco
Car cette prouesse architecturale tout en gluten a été créée tout spécialement pour célébrer le compte à rebours des Jeux. Pour leur création, c’est le chef superstar Carlo Cracco (6 étoiles Michelin au compteur) qui a été réquisitionné. Il a imaginé une recette: la Pasta alla Crudaiola.
Au menu ? Un pesto de tomates crues (trois variétés différentes pour le relief, tout de même), de la colatura di alici (de l’essence d’anchois ultra-puissante), des olives et une huile d’olive extra-vierge.
600 kg de pâtes par jour
À Milano Cortina, on consomme environ 600 kilos de pâtes par jour au village olympique. Si dans les années 60, les athlètes ne juraient que par les protéines, le vent a tourné. La pasta est devenue le carburant premium des skieurs et patineurs : une énergie propre, facile à digérer et idéale pour les performances en haute altitude.
Le secret ? La cuisson. Les athlètes, comme le freestyler US Alex Hall, exigent une cuisson al dente. Plus ferme, la pâte offre une meilleure masticabilité et, surtout, un index glycémique plus bas. Le genre de détail technique qui fait toute la différence quand il s’agit de décrocher la médaille d’or sur un millième de seconde.
Pourquoi ça buzz ?
Après les polémiques alimentaires de Paris 2024 (où certains athlètes se plaignaient de portions insuffisantes), l’Italie joue son va-tout sur son terrain de prédilection : le goût et l’abondance. Le pôle Food & Beverage des JO a donc transformé la cantine géante de via Ripamonti en labo du goût au service des champions
Nous, on adore le côté « drop » exclusif. Ces pâtes sont les sneakers du monde culinaire : produites en quantités infimes, non commercialisées, réservées à l’élite mondiale du sport et à quelques rares gagnants de concours digitaux. C’est le mariage parfait entre tradition italienne et le marketing viral de 2026.
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