
Depuis quelques années, sur les hauteurs de Liège, les nouvelles adresses poussent comme des champignons. Si certains le déplorent, craignant pour la survie du centre-ville, les habitants d’Embourg et des alentours se réjouissent du vent de fraicheur qui souffle sur ce coin de la province. Le nouveau Veneto a élu domicile sur la Voie de l’Air Pur, à deux pas de la pâtisserie Butter, de la néo-épicerie Uhoda et du fromager Caseus. Le logo rouge qui s’affiche sur la façade et sur l’auvent du restaurant donnent le ton. Ici, on donne dans le « super-tradi ».
Installé dans un bâtiment occupé jusque-là par l’Orangerie, le Veneto affiche un décor qui rassure : comptoir à l’ancienne surmonté de caissons lumineux sur lesquels s’affichent des noms de desserts emblématiques de la cuisine transalpine, tables en marbre esprit bistrot et ces banquettes bordeaux esprit vintage qu’on aime tant. Tim Susan et Max Guldentiops, les sérial-restaurateurs à l’origine de l’adresse, sont des habitués des concepts qui cartonnent. Pour ce lieu, ils ont cherché à créer une ambiance typique des cantines italiennes ; celles où l’on parle fort et où les glucides mènent la danse.
Une carte « qui envoie »
Au Veneto, tout commence par l’apéro. Un Spritz ? Pourquoi pas. Ou alors un vin pétillant de la Cantina Riondo qui ne donne pas mal à la tête. On en reprend un deuxième pour démarrer sur quelques antipasti à partager : des boulettes à la sauce tomate mijotée ou un classique vitello tonnato. On rince tout ça avec un pain au levain dément de chez Fréderic Gobert et on passe à la suite.
La suite, c’est la pasta, maison, évidemment. Même si les variations sont au nombre de quatre sur la carte, il est difficile de trancher. Servies dans de jolies assiettes blanches affichant, tout comme le reste de la vaisselle, le logo de la Trattoria, les paccheri du Veneto se dégustent nappées d’un ragout de veau ou encore « alla gricia », avec pecorino et guanciale croustillant. S’il vous reste de la place (pas certain) ou que vous avez zappé les glucides (drôle d’idée), vous pouvez poursuivre sur une escalope milanaise, une bistecca ou du poisson sauce méditerranéenne.

Le meilleur pour la fin
Ce festin bien cadencé ne peut pas se conclure sans un dolce. Pour les fins de repas, les patrons ont misé sur du lourd… dans tous les sens du terme. Leur tiramisu est incontournable, tout comme les gelati de la ferme Requier, spécialiste de la glace artisanale depuis près de 30 ans. Mais nous, on n’avait d’yeux que pour la machine Cremagelato d’Illy qui trône sur le comptoir. Les habitués des vacances en Italie connaissent ce dessert au café turbiné minute vendu dans tous les bars de la botte. A mi-chemin entre le café glacé et le dessert réconfortant, il crie « revient ». Parfait : on y comptait bien.
On quitte la province de Liège pour retourner à Bruxelles découvrir Kay 36 :
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