
Le restaurant Wan a ouvert ses portes il y a maintenant quelques années, en plein centre de Châtelet, dans la région de Charleroi. Salué par le Gault & Millau et entré au guide Michelin en 2025, le restaurant a surtout été reconnu par le ministère du Commerce de Thaïlande avec un prix prestigieux : le Prix Thaï Select. Seul restaurant wallon ayant reçu ce label, le Wan apparaît comme le restaurant à ne pas rater, digne représentant de la culture et cuisine thaï en Belgique.
L’histoire du restaurant
Le Wan est le fruit du hasard, comme nous l’explique Benoît Copette, le patron de l’établissement. L’histoire de l’adresse débute lors d’un voyage, avec une rencontre : celle de Benoit et Wan, la cheffe du restaurant. Lui n’est pas issu du milieu de la restauration, elle aime profondément la cuisine de son pays. De retour en Belgique, le couple commence à cuisiner pour ses proches et lance, dans les années 2010, sa table d’hôte privée, chez eux, « pour le plaisir » précise Benoit. « Les choses ont ensuite pris de l’ampleur. Cinq ans plus tard, nous avons décidé de vivre de ça et avons lancé un food-truck, grande mode de l’époque. Pendant cinq ans nous avons connu un succès certain et puis nous avons eu l’impression d’avoir fait le tour du milieu et avons eu envie de nous sédentariser et d’ouvrir un restaurant. » Très vite, le concept du Wan pose alors ses cuisines au 4, rue du Commerce, à Châtelet.
La promesse du Wan
Selon Benoît, l’âme de la cuisine du restaurant est sa femme. « La cheffe veut transmettre sa culture et l’authenticité de l’art culinaire de son pays. Pour elle, c’est une raison de vivre. » Originaire de la région d’Isaan, au nord-est de la Thaïlande, la cheffe Wan invite au voyage avec des plats préparés sur place, à base de produits seulement issus de son pays. « Elle travaille avec des produits thaïlandais uniquement. Une sauce soja thaïlandaise n’a pas le même goût qu’une sauce soja coréenne, japonaise ou chinoise. Si elle ne trouve pas un ingrédient ici, elle ne proposera pas le plat au menu. »
Si la cheffe est intransigeante et souhaite garder l’authenticité de sa cuisine, elle a été obligée d’adapter le degré de piquant, à l’échelle européenne. Plongés d’abord dans le monde culinaire à emporter, les restaurateurs ont également décidé de proposer tous leurs plats à emporter et ce, dans des emballages écologiques.
Au menu, une cuisine de la mémoire et un pont entre deux cultures. En entrée, un assortiment raffiné de spécialités thaïlandaises vous permet de découvrir brochettes satay, nems aux légumes, raviolis croustillants et autres snacks. Pour ceux qui n’aiment pas partager, le menu propose une variété d’entrées froides et chaudes allant d’un carpaccio de Saint-Jacques à un bouillon thaï parfumé.
Pour le plat de consistance, de nombreux woks, currys, pièces de viande ou filets de poissons sont au menu, de quoi contenter tout le monde. Et pour les palais les plus sucrés, le Popiah Chocolat pourrait clore ce savoureux repas. Mélangeant le croustillant du nem thaïlandais et le chocolat belge, le dessert – inspiré par le fils des gérants – illustre ce qui naît de la rencontre entre la Belgique et la Thaïlande. Attention, petite subtilité : chez Wan, tout (ou presque) se mange à la fourchette et à la cuillère : dans le respect de la tradition thaïlandaise.
L’atmosphère thaïlandaise
Mais si la tradition thaïlandaise est présente dans l’assiette, elle l’est également dans l’ambiance du restaurant. Elle semble très naturelle et ce, dès que les portes sont poussées. Avec sa verrière, la salle prend de la hauteur et offre au repas une atmosphère particulière avec une seule volonté : emmener les gens en voyage. Entre bambou, lanternes, statues de Bouddha et bois, s’échappent les rires du personnel de cuisine.
Derrière la cuisine ouverte se cache la cheffe Wan, également entourée de trois cuisinières thaïlandaises qui partagent ensemble une ambiance souriante et hospitalière. S’y retrouvent alors des clients fidèles, conquis, que Benoit qualifie même parfois d’amis. « Quand ils veulent manger thaïlandais, ils pensent à nous. Quand ils veulent être dépaysés, relaxés et passer une bonne soirée, c’est également à nous qu’ils pensent », nous précise-t-il.
Et pour la suite ?
Si le Wan a évolué au fil des années et changer plusieurs fois de formes, une autre ouverture n’est pas prévue « Le Wan, il n’y en aura qu’un : the only one. Nous y avons déjà pensé plusieurs fois, mais si nous ouvrons un deuxième établissement, nous ne retrouverons peut-être pas l’âme qui en fait le succès. » D’autres projets pourraient cependant suivre. « Quand un entrepreneur n’entreprend plus, il s’ennuie », conclut Benoît Copette.
En pratique
- Où ? Rue du Commerce 4, 6200 Châtelet
- Quand ? Du mercredi au dimanche, avec la possibilité d’un lunch le midi
- Combien ? Entrées à partir de 16 €, plats à partir de 25 €.
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