Poulet yassa, foutou banane… et bien plus : comment la nouvelle génération réinvente les cuisines africaines - Audrey Morard

Poulet yassa, foutou banane… et bien plus : comment la nouvelle génération réinvente les cuisines africaines

Du poulet moambe au foutou banane, les cuisines africaines sortent peu à peu du cercle des initiés. Portés par une nouvelle génération de restaurateurs, ces plats traditionnels se réinventent pour séduire un public plus large, sans renoncer à l’héritage transmis par leurs parents.
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D.R

Italienne, japonaise, indienne, libanaise… Certaines cuisines du monde se sont depuis longtemps installées dans nos habitudes. Mais les cuisines africaines, elles, peinent encore à franchir le cap de la découverte pour devenir un réflexe. Une nouvelle génération de restaurateurs entend bien changer la donne.

Aristote est né au Congo mais a grandi en Belgique. Il y a six ans, il a fondé Yaka Afrotoria, une adresse installée dans le centre de Liège. Son intérêt pour la cuisine trouve ses racines auprès de sa maman. « J’ai des souvenirs de plats partagés, avec une grande tablée. Il y avait un gros plateau au centre avec de la nourriture. Mais le souvenir le plus marquant est celui de l’odeur qui s’échappait de la cuisine. Je courais derrière les fourneaux une fois revenu de l’école pour soulever les marmites et voir ce qui était en train de mijoter. Ma mère préparait des plats tous les jours, notamment du poulet moambe avec de la sauce arachide. On avait toujours trop de plats par rapport au nombre de personnes que l’on recevait (sourire). Yaka est né de cette envie de partager. Je suis parti faire mon stage de fin d’études au Congo. J’ai passé un mois à Kinshasa où on mange partout et tout le temps. »

La cuisine, vecteur de transmission

De retour dans la Cité ardente, Aristote découvre l’ouverture du restaurant syrien Chez Yara. « J’étais choqué parce qu’en tant qu’immigré, j’ai vu l’immigration syrienne. Je me suis demandé ‘Comment se fait-il qu’ils aient un lieu qui présente leur cuisine ?’. Je suis quelqu’un d’un peu orgueilleux (rires) et me suis dit ‘comme il n’y a pas quelque chose qui me ressemble, alors je vais le créer ». Entre-temps, Aristote attrape le Covid. Cet épisode réveille en lui son ambition de se lancer dans un projet « qui lui prend aux tripes ». Il trouve par la suite le local où naîtra Yaka. « Je l’ai choisi car (…) ».

Retrouvez l’intégralité de l’article en cliquant ici (ou lesoir.be).

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