Halloween : 4 phobies aussi insolites qu’effrayantes

Halloween est la fête de la terreur. Une soirée durant laquelle on aime se faire peur et se déguiser. Sauf que si on y prend du plaisir, certaines personnes vivent le 31 octobre comme un enfer. Zoom sur ces phobies aussi sérieuses qu’effrayantes.

Par Anissa Hezzaz. Photos : Pixabay. |

1. La Samhainophobie, la peur d’Halloween 

Nous sommes le 31 octobre. À moins que vous ne viviez dans une grotte perdue au milieu de nulle part, vous n’êtes pas sans savoir que ce soir nous célébrons Halloween. La fête de la terreur qui ravit tant les enfants qu’elle réjouit les adultes. Mais pour certaines personnes, cette fête est synonyme de peur et d’anxiété. D’ailleurs, pour ceux qui redoutent véritablement ce moment de l’année, il se pourrait bien que vous soyez atteints de « Samhainophobiae », autrement, la peur extrême de fêter Halloween. Ce nom alambiqué provient de Samhain, l’une des quatre grandes fêtes religieuses des celtiques qui étaient célébrées aux environs du 1er novembre. À l’époque, cette fête marque un peu la transition vers la période la plus noire de l’année.  Si cela peut vous sembler anodin, certaines personnes souffrent pourtant bel et bien de cette maladie, et l’arrivée d’Halloween peut se transformer en crise d’angoisse. Les symptômes qui traduisent de cette phobie sont nombreux, mais les plus courants sont  souvent une anxiété aiguë, des douleurs à la poitrine, des nausées, des tremblements, etc. Bref, le 31 octobre est vécu par eux, comme la soirée la plus cauchemardesque de l’année. 

2. Ailurophobie, la peur des chats

Halloween est souvent associée aux chats noirs. Si les croyances veulent nous faire croire qu’il ne vaut mieux pas croiser l’un de ces félins sur son passage, cela relève de simples superstitions. D’ailleurs, de manière générale, les chats, qu’ils soient noirs ou pas, sont aujourd’hui considérés comme étant les meilleurs amis de l’homme (avec les chiens). Néanmoins, pas pour tout le monde… certaines personnes souffrent de ce que l’on appelle l’ailurophobie, autrement dit, la peur irraisonnée des chats. Comme toute phobie, cette maladie est causée par un traumatisme émotionnel, et pour les personnes qui en sont atteintes, croiser un chat relève du cauchemar. Dans les faits, cela se traduit par une angoisse excessive lorsque le sujet est confronté, de manière directe ou indirecte, à un chat. Parmi les symptômes les plus courants, on retrouve l’envie de fuir, des étourdissements, des sueurs excessives ou encore un rythme cardiaque élevé. Alors si vous avez un chat et que vous invitez vos amis à dîner, renseignez-vous avant pour savoir s’ils ne souffrent pas d’ailurophobie, sinon leur soirée pourrait bien devenir un enfer, par un simple miaulement de votre boule de poil chérie. 

3. L’hypertrichose, le syndrome du loup-garou 

Si pendant longtemps, la légende racontait que les loups-garous existaient, c’était à cause d’une maladie bien spécifique : l’hypertrichose. Il s’agit d’un dérèglement hormonal, souvent congénital, qui se manifeste, chez l’homme et la femme, par une pilosité envahissante sur une partie du corps ou sur la totalité du corps. Que les poilus se rassurent, votre toison ne signifie pas que vous êtes atteints de cette maladie, mais peut-être d’hirsutisme, à ne pas confondre avec la première, et qui signifie ici, une  hyperpilosité, sans que cela ne soit maladif. L’hypertrichose est une maladie rare qui se manifeste généralement dès la naissance et qui se développe à partir de la puberté par une pilosité fatale. Elle ne fera que s’accroître de manière exagérée jusqu’à ce que la pilosité atteigne toutes les parties du corps, à l’exception des paumes des mains et des faces plantaires.  

4. La coulrophobie, la peur des clowns 

Si les clowns sont censés nous faire rire, pour certains, c’est tout l’inverse qui se produit. En effet, la simple vue d’un nez rouge, d’une grande bouche grimée et de chaussures démesurées peuvent provoquer chez certains une véritable angoisse, désignée sous le terme de coulrophobie. Le clown n’a alors plus rien de comique, mais est plutôt vu comme un personnage maléfique avec une facette sombre. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’aujourd’hui, beaucoup de gens aiment se déguiser en clown à Halloween. Serait-on plus nombreux qu’on ne le pense à être atteint de coulrophobie ? 

Lire aussi :