L'addiction aux jeux vidéos : véritable danger pour vos enfants ?

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de trancher : l’addiction aux jeux vidéo fait désormais partie de son classement CIM-11 des maladies. Une décision qui ne manque pas de faire réagir.

PAR KEVIN DUPONT. PHOTO : Kelly Sikkema on Unsplash. |

Jouer un peu à Fortnite, pas de souci, mais attention aux excès. Désormais, celui qui en abuserait pour être reconnu "malade". C’est en tout cas ce qu’a décidé l’OMS. L’année passée, elle avait déjà défini le trouble. Elle passe cette fois-ci à l’étape supérieure.

Des limites à ne pas dépasser

Mais est-ce que cela veut dire que l’ado qui joue toute la nuit est concerné ? Pas forcément. Pour bien baliser ce qu’elle entend par là, l’organisation définit la chose de la façon suivante. Sont concernés ceux dont "le comportement est d’une sévérité suffisante pour entraîner une altération non négligeable des activités personnelles, familiales, sociales, éducatives, professionnelles ou d’autres domaines importants du fonctionnement, et en principe, se manifester clairement sur une période d’au moins 12 mois".

Autrement dit, ce n’est pas parce qu’on est fan de jeux vidéo qu’on est forcément addict. Si on arrive à garder une vie sociale normale, tout va bien. L’OMS précise même que ce trouble ne concerne "qu’une petite partie des personnes qui utilisent des jeux numériques ou des jeux vidéo". Il faut juste rester attentif à cela.

Un choix polémique

Évidemment, la décision de l’OMS fait réagir l’industrie du jeu vidéo. Sentant le coup venir, l’organisation précise que ce classement a été décidé à la suite des "analyses des données factuelles disponibles et procède d’un consensus d’experts dans des disciplines différentes, issus de régions géographiques diverses".

Insuffisant pour les associations du secteur comme l’américain ESA et le syndicat français S.E.L.L. Ils dénoncent une décision qualifiée d’"injustifiée". Ils sont même d’avis que l’on manque de preuves scientifiques solides. Au point de contredire l’OMS donc.

Même certains spécialistes se montrent sceptiques comme le psychologue Yann Leroux, connu pour sa défense des jeux vidéo. Ce dernier estime que ce qui pose problème, c’est plus le contexte social difficile du joueur addict que le jeu vidéo en tant que tel.

Quoi qu’il en soit, ces opinions ont encore de la marge pour se faire valoir. Le choix de l’OMS ne sera pleinement appliqué que le 1er janvier 2022.

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