Une exposition sur la vie d'Audrey Hepburn s'installe à Bruxelles

Ce 1er mai, s’ouvre à Bruxelles l’exposition « Intimate Audrey », dédiée à l’actrice et icône de mode Audrey Hepburn, née à Ixelles voici 90 ans. Une vaste collection d’images et d’objets personnels, étalée sur plus de 800 m2, sous la direction du fils de la star, Sean Hepburn Ferrer.

Par Sigrid Descamps. Photos : D.R. |

Vous voici enfin sur le point de dévoiler le résultat d’un travail de longue haleine…

" L’idée a germé il y a dix ans déjà. On a connu des difficultés pour trouver un espace. Et surtout, un espace gratuit car au-delà de l’hommage rendu à ma maman, il y a l’envie de lever des fonds (tous les bénéfices seront versés à Eurordis - Rare Diseases  Europe – et aux hôpitaux Brugmann et Bordet de Bruxelles, ndlr.). Au départ, on pensait les différentes tenues que ma mère a portées et qui ont été vendues lors d’une vente aux enchères chez Christie’s. Mais près de 25 ans après sa disparition, Audrey Hepburn, c’est plus qu’une femme dans de jolies robes et de petits manteaux. Il fallait donc aller plus loin, diffuser sa philosophie… L’attente a permis de purifier le concept. D’aller vers l’intime, avec plus de 800 photos, des vidéos…"

D’où viennent les objets présentés ?

" Tout est à moi. Nous avions conservé énormément de choses. C’est pour cela aussi que nous avons fait un grand déblayage en vendant les textiles, qui sont aussi plus délicats à conserver. Le but de la vente aux enchères n’était d’ailleurs par de récolter des millions. Nous n’avons même pas atteint 5% de la somme de la vente consacrée aux objets d’Elizabeth Taylor, mais contrairement à elle, ma mère ne collectionnait pas les bijoux précieux. L’idée aussi était que les jeunes générations – Audrey Hepburn est adulée par de nombreuses adolescentes aujourd’hui – puissent s’offrir une pièce ou l’autre qui lui a appartenu. Certaines pièces iconiques ont évidemment atteint des sommes importantes, mais beaucoup sont parties à des prix raisonnables et ont fait le bonheur de fans."

Quand vous étiez enfant, comment la voyiez-vous ?

" J’ai eu la grande chance de vivre avec une personne qui a pris les bonnes décisions tout au long de sa vie. Quand elle était encore active en tant qu’actrice, elle faisait vraiment la distinction : le cinéma, c’était son travail et elle ne le ramenait pas à la maison. Nous n’étions pas une famille hollywoodienne, on vivait dans la campagne suisse. Et quand je suis rentré à l’école, elle a mis un terme (ou presque) à sa carrière pour être une maman à plein temps. C’est sans doute l’un des plus beaux cadeaux qu’elle nous a fait : nous avoir fait grandir comme une famille ordinaire."

Comment réagissez-vous aujourd’hui quand vous revoyez un de ses films ?

" J’ai dû apprendre à séparer la mère de la star. Ma mère était une femme, une amie, qui nous a quittés en 1993 et qui nous a laissé des souvenirs, une maison, des objets… A côté de cela, il y a l’icône qui est partout où que l’on aille. Avec mes enfants, quand on arrive dans une ville étrangère on joue au jeu des trois minutes, un peu sur le principe de « Où est Charlie ? » L’idée est, en trois minutes, de trouver une représentation de leur grand-mère. On y parvient partout où l’on se rend ! Dans un magasin, dans un salon de coiffure… On la trouve toujours ! Il ne faut pas oublier non plus qu’elle a été une des femmes les plus photographiées du XXe siècle. "

Qu’attendez-vous comme réaction de la part du public en sortant de l’exposition ?

" J’espère qu’après avoir fait le tour de cette exposition, en ressortant dans la rue, les gens se disent que cette femme qui a été une grande actrice, une star, un symbole de l’élégance et du style, était au fond une femme simple, qui a passé sa vie vêtue d’une robe en coton. On n’apprend sans doute rien de neuf si on s’est déjà intéressé à elle, mais on reçoit une jolie confirmation. Audrey Hepburn, c’était plus une de nous plutôt que l’une d’eux… A savoir, qu’elle était plus proche des gens ordinaires que des stars. "

« Intimate Audrey », du 1er mai au 25 août, Espace Vanderborght.

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