On a visité pour vous les caves de Bernard-Massard

Par un beau week-end de la fin du mois de septembre, alors que le soleil inondait les rives de la Moselle au Luxembourg et que les vendanges battaient leur plein, nous avons eu l’occasion de découvrir les secrets de fabrication du vin effervescent luxembourgeois et d’en saisir bien plus de subtilités au goût que ce que l’on imaginait.

Texte et photos Florence Frans (sauf mention contraire) |

Souffrant quelque peu d’une image populaire, injustement relégué au rang des « petits mousseux bas de gamme » que l’on sert aux beaux-parents ou aux moyennes occasions, les perles (oui, on ose) des cuvées de Bernard-Massard n’ont pourtant pas à perdre de leur pétillant ni à rougir devant les lettres de noblesse que ses homologues champenois affichent sur leurs étiquettes aux dorures gaufrées. En effet, l’année dernière, elles ont reçu la médaille de platine décernée par le magazine Décanter (célèbre média de référence dans le monde du vin) pour sa Cuvée de l’Ecusson. Sur les 17 500 vins dégustés, seuls 34 l’ont reçue l’année dernière. C’est dire…

L’expérience

C’était un beau samedi, à midi. Après un lunch aux saveurs germaniques (salades de pommes de terre, veau cuit à basse température, lardons et oignons) arrosées de jeunes vins de l’année ; armés de sécateurs, en compagnie des ouvriers se démenant depuis 3 semaines déjà (les vendanges avaient autant d’avance), nous nous sommes lancés à l’assaut des grappes de raisins (pinot blanc) gorgées de ce soleil qui fût si généreux durant l’été. Une fois la tâche effectuée, direction Grevenmacher où les grappes seront stockées maximum une heure avant d’être refroidies avec de l’azote liquide. Les étapes suivantes seront teintées de manipulations en tout genre, mai surtout, de patience… cela donnera au final un produit agréable en bouche, convivial et généreux, qui se laissera déguster avec modération en toute occasion.

Le goût

Pour nous, amateur à la qualification « Bac-à-sable » en matière d’œnologie, qui avons eu la chance de goûter ce mousseux dans toutes ses versions (jeune, prestigieuse, millésimée…), nous avons découvert un vin à l’exécution traditionnelle rassurante, d’une agréable effervescence, d’une délicieuse brutalité et d’un bel équilibre.

La notoriété

Après plus de 97 ans d’existence, cette société familiale (gérée à présent par Antoine Clasen, fils de Hubert Clasen et petit-fils du fondateur de la maison) qui ne cesse de faire preuve de créativité et d’innovations en termes de développement et de marketing, n’a en effet plus à faire ses preuves auprès des amateurs et s’exporte dans tout le Benelux, voire au-delà (leurs bouteilles s’exportent de la Grande-Bretagne au Canada, en passant par la Finlande).

Le vin, et l’art

En témoigne le succès du concours en ligne ouvert aux artistes qu’Antoine Clasen, CEO mais aussi amateur d’art comme ses aïeux, et son équipe ont lancé l’année dernière, comme les précédentes. Le but : récolter des illustrations venant des 4 coins du monde afin de créer un habillage et un muselet (capsule) collector destiné à personnaliser les cuvées de fin d’années.

Sur le thème « Golden talent », peintres, illustrateurs, photographes et autres créatifs en herbe ou confirmés ont réalisé des œuvres en noir et or. Parmi plus de 350 images reçues, 5 ont été élues par près de 23 000 personnes via le site goldentalents.lu afin de figurer sur les bouteilles qui orneront vos plus belles tables de fête… C’est ainsi que la « Signature Edition » vit le jour.

Ces artistes sont :

Aimer et partager

Mais cette notion de partage du beau et du bon si chère à Antoine Clasen n’aurait pas la même saveur si elle n’incluait pas de nous permettre à nous, consommateurs, gastronomes ou hédonistes de prolonger le plaisir et l’expérience en ayant la possibilité de gagner à notre tour des œuvres de ces mêmes artistes ou encore quelques gorgées supplémentaires de ce vin tranquille…

Pour ce faire, il vous suffit de récupérer le code inscrit au dos des capsules et de vous inscrire sur le site bm2018.lu jusqu’au 31 janvier 2019 (mais aussi de faire donc preuve d’un peu de patience)…

Bonne chance !

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