
On pensait connaître le programme : une croquette aux crevettes en entrée, une carbonnade ou un vol-au-vent en plat, une gaufre en dessert, le tout arrosé d’une bière triple bien tassée. Mais ça, c’était avant. Avant que des restos bruxellois ne décident de redonner ses lettres de noblesse à une cuisine trop longtemps reléguée au rang de folklore. Résultat ? Quatorze nouvelles adresses viennent d’être labellisées Brusselicious, et elles prouvent une chose : la belgitude peut être sexy, créative, et pas du tout ringarde.
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La belgitude (sans nappe à carreaux)
Derrière ce label, réactualisé l’an dernier par visit.brussels, une idée toute simple : signaler les lieux où la cuisine belge s’exprime encore pour de vrai. Pas une caricature pour touristes en manque de folklore non, mais des assiettes vivantes, bien exécutées, avec des produits religieusement sélectionnés. Le genre de resto où on vient manger un stoemp sans se sentir puni.
Chaque adresse est passée entre les mains d’un jury de journalistes culinaires, qui ont évalué la qualité, l’authenticité, la fraîcheur des produits, le savoir-faire, l’ambiance… et l’addition. Bref, un label sérieux mais pas pompeux, pensé pour celles et ceux qui aiment la cuisine belge et bien faite.
Des valeurs sûres et des petits nouveaux
Dans la promo 2025, on retrouve quelques gros noms : Taverne du Passage, Belga Queen, Brasserie Ommegang. Des classiques (parfois réinventés) qui n’ont plus rien à prouver, mais se voient désormais reconnus pour leur attachement aux classiques belges, dans l’assiette comme dans l’esprit.
Le label s’invite aussi hors des sentiers touristiques. Les Potes en Toque à Ganshoren, Le Waterloo à Saint-Gilles, Les Brassins à Ixelles ou encore Timber à Watermael-Boitsfort. Des endroits où on sert de la cuisine de chez nous, souvent twistée, jamais déguisée. Mention spéciale à Au Repos de la Montagne à Uccle, qui sent bon le dimanche midi avec les grands-parents, mais sans le formica.
Le terroir version 2025
Dans les Marolles, Au Stekerlapatte continue de tenir bon entre les boutiques de brocanteurs. À Uccle encore, le Pigeon Noir, seul étoilé de la bande, donne une petite leçon : oui, on peut sortir un waterzooi avec du style sans tomber dans le gastro théâtral.
Et puis il y a les petits nouveaux : Boemvol, Kartouche, Petit Bon bon. Trois adresses fraîchement ouvertes qui n’ont pas attendu d’avoir vingt ans de service pour décrocher leur sticker. L’envie ? Travailler des produits locaux, des recettes ancrées, mais avec une écriture plus spontanée, moins figée. En gros, parler belge en 2025.
Pas de nostalgie, pas de folklore
Ce que raconte le label Brusselicious, c’est ça : une cuisine ancrée mais pas bloquée, une tradition revisitée sans devenir une attraction de kermesse. Un retour aux sources, oui, mais sans jouer à se faire peur avec des nappes blanches et des serveurs en tablier noir. Alors la prochaine fois que vous hésiterez entre une pizza fritta et un bibimbap, allez jeter un œil à cette sélection. Vous pourriez bien retomber amoureux d’un stoemp-saucisse bien tapé.
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