
Chaque génération invente sa langue, un peu comme on invente un mot de passe pour se reconnaître entre initiés. En 2025, le français des jeunes est une fusion de TikTok, de verlan recyclé, de franglais assumé et d’ironie existentielle. Entre deux « brainrots » et trois « ouais bof », il dit beaucoup de l’époque : désabusée, drôle, ultra-connectée. Petit guide de survie pour comprendre ce que marmonne la Gen Z (et désormais la Gen Alpha) entre deux stories.
Pourquoi de plus en plus de jeunes ont-ils des cheveux blancs plus tôt ?
1. Zbeul
Le mot n’a rien de neuf, mais il n’a jamais été aussi actuel. « C’est le zbeul » veut dire « c’est le chaos total ». Et 2025, c’est un peu ça : un zbeul mondial permanent.
2. Avoir le seum
Un classique qui résiste à toutes les modes. Avoir le seum, c’est être dégoûté, vexé, un peu rageux. Mais avec panache. « J’ai le seum, il a liké la photo de son ex. »
3. Pookie
Dérivé du morceau de Aya Nakamura (2019), « pookie » désigne aujourd’hui une personne un peu suspecte, voire fausse. « Il fait trop le gentil, mais je le sens pookie. »
4. Boug / Bougresse
Issus de l’argot antillais, ces mots désignent simplement un mec ou une fille (« Il est stylé le boug »). Le terme s’est imposé dans la bouche des jeunes bien au-delà des îles.
5. Enjaillé
Être enjaillé, c’est être de bonne humeur, prêt à faire la fête, hypé sans raison particulière. « On est trop enjaillés pour le week-end ! » Le mot sonne joyeux, solaire, presque contagieux.
6. Sauce / être dans la sauce
Être « dans la sauce », c’est être dans le pétrin. Mais « avoir la sauce », c’est avoir du style, du charisme, du flow. Une dualité que seuls les jeunes semblent pouvoir manier sans se perdre.
7. Cringe
Importé d’Internet, « cringe » a envahi la langue française. C’est tout ce qui provoque un malaise, une honte par procuration. « Son TikTok me cringe tellement ». Tout le monde en use, personne n’en est totalement immunisé.
Décryptage : le phénomène des « dupes », pourquoi la Génération Z en raffole ?
8. Sigma
Utilisé pour désigner quelqu’un d’indépendant, sûr de lui, voire un peu anti-système. « Ce mec, c’est un vrai sigma » (le pendant masculin du « girl boss » revisité version 2025).
9. Flexer
Montrer, se la raconter, exhiber. « Elle flexe avec sa nouvelle caisse », « j’suis flex », « il a fait assez de fric et il veut se flexer en Allemagne ». Le verbe s’est imposé comme synonyme universel de « se la péter », mais avec un vernis d’autodérision.
10. Banger
Un « banger », c’est quelque chose qui déchire, un morceau, un look, une soirée – tout ce qui met tout le monde d’accord. « Ce son est un banger », autrement dit : impossible de ne pas hocher la tête.
11. Slay
Importé des communautés queer et pop américaines, « slay » s’est fondu dans le français courant. Il signifie littéralement « tout déchirer », « assurer », « être iconique ». « Elle slay avec sa tenue » veut dire qu’elle a tout compris, et qu’on peut prendre notes.
Ne manquez plus aucune actualité lifestyle sur sosoir.lesoir.be et abonnez-vous dès maintenant à nos newsletters thématiques en cliquant ici.
Sur le même sujet














