
Matthieu Blazy et Jonathan Anderson : grandes premières réussies
C’était sans aucun doute les deux défilés les plus attendus de cette Fashion Week de Paris. Ce lundi 6 octobre, le franco-belge Matthieu Blazy a fait ses débuts en tant que directeur artistique pour Chanel. Cette grande première a été scrutée et commentée de toutes parts avec un avis unanime : Matthieu Blazy a relevé le défi haut la main et propulse la prestigieuse maison française dans une autre galaxie. Le styliste, formé à La Cambre à Bruxelles, a su conserver l’ADN Chanel tout en apportant sa patte grâce à un jeu sur les matières et les formes. Une nouvelle ère s’ouvre pour la griffe tricolore. Et ce n’est que le début.

Quelques jours plus tôt, un autre créateur se lançait dans une nouvelle aventure. Jonathan Anderson, ancien directeur de Loewe, a présenté sa première collection femmes pour Dior. Il avait la lourde tâche de succéder à Maria Grazia Chiuri. Le styliste irlandais a séduit avec un défilé mettant à l’honneur la dentelle, les nœuds et les chapeaux, si chers à Christian Dior, les textiles aériens, mais surtout la mini-jupe véritable star du défilé. C’était moderne, romantique à certains moments, et assurément élégant.

Un show Louboutin signé Lachapelle
Si nous devions remettre la Palme d’Or du défilé le plus incroyable, elle serait remise à celui de Christian Louboutin. On peut d’ailleurs parler d’un show tant le spectacle proposé était surprenant et tranchait avec ce que nous avons l’habitude de voir lors des Fashion Week. L’événement a été imaginé avec Christian Louboutin, David Lachapelle et la chorégraphe Blanca Li.
Le trio a imaginé une mise en scène pop et coloré au Dojo de Paris, transformé pour l’occasion en arène sportive. Il s’est inspiré des matchs de football américain pour la scénographie avec de gigantesques poteaux. Sur le catwalk, ou le terrain on ne sait plus vraiment, les joueurs portaient bien évidemment des chaussures avec une semelle rouge, la marque de fabrique de Louboutin.

Les débuts mitigés de Duran Lantink chez Jean Paul Gaultier
Cette Fashion Week de Paris a également marqué les premiers pas de Duran Lantink avec Jean Paul Gaultier. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que son défilé a fait beaucoup réagir. Si certains ont salué son audace et son génie, d’autres ont crié au sacrilège. Dans les entrailles du musée du Quai Branly, le créateur a signé « Junior », sa première collection pour Gaultier. Un clin d’œil à la ligne culte lancée à la fin des années 80, pensée pour une jeunesse effrontée, urbaine et décomplexée. Pour la version 2025, cela donne des corsets coniques étirés jusqu’à l’absurde, avec des bikinis gonflés façon bouées de piscine, des silhouettes distordues… On aime ou on déteste, mais dans tous les cas, cela fait parler…

Une Fashion Week plus people que jamais
Les stars étaient bien entendu réunies pour assister à cette Fashion Week exceptionnelle. On a pu apercevoir Kylie Jenner au défilé Haider Ackermann, Jenna Ortega chez Dior, dont elle est égérie, ainsi que chez Louboutin. Toujours chez Dior, Camille Cottin était aux premières loges du défilé signé Jonathan Anderson, tout comme Rosalía.
La surprise est venue du défilé Balenciaga où l’on a aperçu une invitée pour le moins inattendue en la personne de Meghan Markle. Elle était installée au premier rang aux côtés d’Anne Hathaway et Simone Ashley. Le front row le plus prestigieux revient à Chanel où un parterre de stars était réuni avec, entre autres, Angèle, Nicole Kidman, Vanessa Paradis et sa fille Lily-Rose Depp, Marion Cotillard ou encore Margot Robbie. Un casting 5 étoiles à l’image de cette Fashion Week de Paris 2025 qui a tenu toutes ses promesses.

Kelly Rutherford, l’éternelle maman de Serena dans Gossip Girl, nous raconte sa définition de l’élégance en vidéo :
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