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Huit sacrilèges de la cuisine italienne

Si vous dites aimer la gastronomie italienne, prouvez-le en ne commettant (plus) jamais, ô grand jamais, ces erreurs fréquentes.

Un capuccino après 11h

Parce qu’un espresso à jeun, c’est parfois difficile pour les estomacs fragiles, beaucoup lui préfèrent le capuccino, plus gras, plus nourrissant… Avec sa mousse de lait (et pas de crème fraîche, autre sacrilège !) c’est donc une boisson qui se consomme exclusivement le matin, jusque 11 h maximum. Certains Italiens tolèrent toutefois que vous en savouriez une tasse dans l’après-midi lors du goûter.

Des pâtes en accompagnement

En Italie, on ne demande pas de pâtes ni de risotto pour accompagner un morceau de viande. Les risotto et pâtes se servent comme des plats à part entière, en « primi piatti ». Seule exception : l’osso buco à la milanaise, qui peut être servi avec un risotto au safran.

Un cube de bouillon dans l’eau des pâtes

L’une des règles élémentaires pour bien cuire les pâtes, c’est de saler l’eau de cuisson. De préférence avec du gros sel (mais le sel fin est toléré), à raison de 10 à 15 g par 100 ml d’eau. On n’ajoute par contre jamais d’autres condiments (herbes ou cubes de bouillon). Ils ne seront ajoutés, au besoin, qu’une fois les pâtes cuites et égouttées.

Du parmesan sur les vongole

Le parmiggiano, fraîchement râpé, est réservé aux plats de pâtes simples, avec de la viande ou des légumes, et basta! C’est certainement l’erreur la plus répandue des touristes.

Pire : du ketchup !

C’est sans doute la plus grande hérésie qui soit : mettre du ketchup – invention américaine ! - sur ses pâtes, quelles qu’elles soient !

La crème fraîche dans la carbonara

Non, on ne fait pas une carbonara avec des lardons, des oignons et de la crème fraîche ! La carbonara, la vraie, se savoure avec de la pancetta (ou du Guanciale), du parmesan (ou du Grana Padano), et du jaune d’œuf, et basta !

Trop d’ail dans le pesto

Beaucoup ont tendance à rejeter le pesto à cause de son goût trop aillé. Si tel est le cas, c’est qu’il ne s’agit pas d’un vrai « pesto alla genovese ». Le vrai pesto maison, fait tel qu’à Gènes, est fait à base de feuilles de basilic frais, de pignons de pins écrasés, de parmesan et ou de pecorino, d’huile d’olive vierge extra. Et enfin, seulement une gousse d’ail, de préférence de Vessalico, plus délicat. Et pas une de plus. La plupart des préparations dites de pesto que l’on trouve dans nos grandes surfaces incluent ainsi une trop grande proportion d’ail ! Ce qui doit primer, ce sont… tous les autres ingrédients !

L’ananas sur la pizza

Non, la pizza hawaïenne n’est pas une recette italienne ! Le concept a été inventé par un restaurateur d’origine grecque, au Canada, en 1962. Mais ajouter un fruit sur la pizza, plat typiquement napolitain (élevé au rang de patrimoine mondial de l’humanité !) est considéré comme un sacrilège en Italie. Ce qui n’empêche pas cette « invention » d’être devenue ultra-populaire aux quatre coins du globe (elle serait la préférée des Australiens).

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