Le Fly Away vu par Pale Grey

Le sympathique quatuor liégeois découvrait le festival pour la tout première fois. Interview en fin de journée, les pieds dans le sable…

Par Sigrid Descamps. Photos : A2Pix : EC-FB. |

Vous participez au Fly Away pour la première fois, quelles sont vos impressions à chaud ?

"D’abord, on est ravi de faire l’interview ici, sur une plage, avec une vue magnifique sur la mer et le soleil qui se couche : c’est l’un des plus beaux décors dans lequel on a donné une interview (sourires). Sinon, d’une manière générale, on trouve que le festival est vraiment très chouette. C’est un peu bizarre aussi, on a un peu l’impression d’être dans une bulle, comme dans « Le dôme » de Stephen King. Ca donne une ambiance particulière. On sent aussi que ce festival appartient à ses festivaliers. On joue sur le terrain, il faut apprendre à emboîter le pas si on veut bien vivre l’expérience. Le fait d’avoir joué seulement le troisième jour nous a permis de nous plonger dans cette ambiance. Les organisateurs ont raison d’insister pour que les artistes viennent durant tout le séjour, ça facilite cette immersion…"

Avez-vous hésité à y participer ?

"Non, pas une seconde. On connait plusieurs artistes qui s’y sont déjà produits et tous les retours étaient positifs. Et puis le festival fait fantasmer avec la notion de concert sur la plage, sous le soleil… Forcément quand on vit en Belgique, ça fait rêver (rires). On était très curieux de voir ce que c’était en vrai, l’accueil est formidable. Et les organisateurs font tout pour créer des contextes spécifiques pour offrir des concerts différents. Tout le monde est cool et bienveillant, il n’y a aucune pression."

Viendriez-vous comme simples festivaliers ?

"Si on nous offre la place, oui. Si pas, pas sûr. On a un autre rapport avec la musique sans doute. Quand on part en festival, on aime l’idée de dormir dans une tente, de passer nos journées à aller voir des groupes d’une scène à l’autre. Ici, c’est plus zen, plus luxueux, plus cool… Mais on apprécie pleinement l’expérience."

Pour beaucoup de festivaliers, le Fly Away est un lieu de découvertes, l’avez-vous ressenti comme cela aussi ?

"On a clairement ressenti la différence avant et après le concert. Avant le concert, il y a bien eu quelques personnes qui sont venues nous parler – l’un de nous s’est notamment fait aborder par un festivalier qui lui a dit « Tu dois sûrement faire partie d’un groupe, tu es beaucoup plus jeune que la moyenne du public » (rires) - mais c’est surtout après le concert, qu’on a senti qu’on était identifié. On a la chance d’être ici car on n’évolue pas nécessairement sur le même type de scène que des têtes d’affiche comme Mustii ou Typh Barrow, on vient plus du circuit indépendant.

C’est bien de la part des organisateurs de mélanger les genres, de nous faire jouer des gens qui ne nous connaissent pas ou peu. C’est une réelle opportunité pour nous de rencontrer un nouveau public…. Et ça porte ses fruits : depuis le concert, on ne reçoit que des retours positifs! On doit dire que le public est particulièrement généreux et comme il n’y a pas de barrière entre eux et les artistes, ils viennent spontanément parler aux artistes et les féliciter. C’est agréable !"

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le son de @palegreymusic envahit l’Amphithéâtre #faf #faf18 #flyaway #festival

Une publication partagée par FLY AWAY An all-in Experience (@flyawayexperience) le

Qu’avez-vous fait quand vous ne jouiez ou ne répétiez pas ?

"On a quand même pas mal bossé, entre les interviews, les enregistrements de sessions… Mais sinon, on est allé voir les autres artistes en concert, on a notamment joué le jeu avec Konoba dans la piscine, on a fait la fête aussi, on a nagé, et on a aussi bien dormi, histoire de profiter de l’effet « vacances » aussi (rires). "

Vous seriez prêts à revenir ?

"Oui. On aurait trouvé marrant qu’il y ait plus d’interactions entre les artistes. Peut-être qu’on devrait envisager de les faire venir un ou deux jours plus tôt, avec l’équipe des organisateurs, pour plancher sur des collaborations inédites durant le festival."

Vous nous avez offert un joli duo sur scène avec la chanteuse de Sonnfjord sur « Les mots bleus » de Christophe…

"C’est une idée que nous avons eue avant le festival, on ne l’avait même pas répété mais ça a bien fonctionné. C’est quelque chose que nous pourrions refaire à l’avenir ! "

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

#sonfjord vs #palegrey #christophe

Une publication partagée par kwoket (@kwoket) le

Voici un petit extrait de leur musique :

Lire aussi :