Nouvelle Audi A1 : un peu moins belge mais plus aboutie

La seconde génération de la citadine d’Audi n'est plus à fabriquée à Bruxelles mais en Espagne. Avec plus de caractère, notamment au niveau de son design, elle s'inscrit aussi dans son temps en renonçant à sa carrosserie 3 portes et au diesel…

Par Nicolas Morlet. Photos : D.R. |

La nouvelle Audi A1 est caractérisée par sa custode arrière désormais pleine et par son pavillon toujours proposé dans une teinte contrastante (noir ou grise). La citadine soigne aussi son style par une calandre plus aplatie surmontée de trois ouvertures à la base du capot, à la manière de la nouvelle R8 restylée. La voiture s’en trouve résolument mieux posée visuellement. L’empattement qui progresse de 94 mm quand la longueur totale n’en gagne « que » 56 participe aussi à cette sensation.

Enfin, les feux avant peuvent requérir aux LED pour toutes leurs fonctions. Comme dans les autres Audi, l’habitacle prend le parti de la technologie. Il est caractérisé par deux larges écrans (optionnels): l’un situé au centre de l’habitacle pour la gestion du multimédia, l’autre disposé face au conducteur en remplacement des cadrans habituels. Le principal atout de ce dernier, baptisé Virtual Cockpit, est sa capacité à afficher la navigation en écran large de manière a toujours avoir l’itinéraire sous les yeux.

En revanche, contrairement aux grandes sœurs A6 ou encore Q8, l’A1 conserve des commandes physique pour la climatisation notamment. L’habitabilité est toujours correcte pour quatre adultes, ou trois enfants à l’arrière ; et le coffre progresse quant à lui de 65 litres pour en offrir 335. Si la précision des assemblages épate toujours, il faut toutefois composer avec des plastiques durs omniprésents à bord. Quelques rappels de la couleur extérieure et des inserts colorés permettront d’égayer l’habitacle.

Une véritable Audi

Sous le capot, l’A1 ne propose plus que des motorisations essence. L’entrée de gamme est composée du 1.0 TFSI 95ch, tandis qu’à l’autre extrémité se trouve le 2.0 TFSI de 200 chevaux. Le gros des ventes sera toutefois assuré vraisemblablement par le 1.5 TFSI de 150 ch et, surtout, le 1.0 TFSI de 116 ch. Œuvrant comme à son habitude dans le silence, ce dernier fait preuve de suffisamment d’entrain dans la plupart des situations pour emmener la petite Audi à travers villes et chemins. Il faudra cependant veiller à ne pas descendre sous les 1.800tr/min sous lesquels le moteur ne délivre pas grand-chose.

Sur les parcours les plus sinueux, il faudra donc jouer du levier de la boîte à six rapports, heureusement bien guidée ; à moins d’opter pour la proposition automatique S-Tronic (proposée sur tous les moteurs). Le 1.5 TFSI se montre logiquement plus alerte dans ces conditions. Ce dernier a la particularité de pouvoir désactiver deux de ses quatre cylindres lorsqu’il est faiblement sollicité pour réduire la consommation de carburant jusqu’à 20%.

Au-delà des motorisations, cette A1 se montre bien insonorisée, précise et confortable (dans les versions avec suspension pilotée optionnelle en tout cas), elle affiche une réelle polyvalence, même bien au-delà des limites urbaines. Une vraie Audi donc, jusque dans son carnet tarifaire qui débute pour l’heure à 21.229,99€ avec le 1.0 TFSI 116. Les autres motorisations suivront dès janvier. 

L’Audi A1 30 TFSI en quelques chiffres

  • Moteur: trois cylindres, essence, turbo, 999 cm3; 116ch - 200Nm.
  • Transmission: aux roues avant
  • Boîte: manuelle 6 rapports
  • L/l/h (mm): 4.030/1.740/1.410
  • Poids à vide (kg): 1.165
  • Volume du coffre (l): 335
  • Réservoir (l): 45
  • 0 à 100 km/h (sec.): 9,5
  • Vitesse maxi (km/h): 203
  • Cons. moyenne (l/100 km): 4,9 
  • CO2 (g/km): 111
  • Prix (€): 21.229,99

Les plus

  • Style léché
  • Équipement disponible
  • Qualité d’assemblage
  • Habitabilité

Les moins

  • Plastiques durs omniprésents
  • Tarifs costauds
  • TFSI creux sous 1.800 tr/min

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