Six rituels d’Halloween insolites à travers le monde

Si la fête des morts consiste à se déguiser pour effrayer et toquer de porte en porte pour recueillir des friandises dans nos contrées, il en est tout autre au-delà de nos frontières. Décollage.

Par Tiffany Sales. Photos : Reporters. |

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Mexique : Día de los Muertos

Du 1er au 2 novembre, les habitants du Mexique ainsi que de certains pays d’Amérique latine, célèbrent le Jour des Morts ou Día de los Muertos. La légende raconte que les Portes du Ciel s’ouvrent à minuit le 31 octobre et que les âmes des enfants défunts reviennent sur Terre pour retrouver leurs familles pendant 24 heures. Le 2 novembre, les âmes des adultes descendent du ciel pour participer aux festivités. 

Ainsi, pendant deux jours, les habitants vêtus de costumes colorés construisent et décorent des autels privés devant lesquels ils déposent des offrandes (fruits, cacahuètes, dinde, soda, chocolat chaud, eau, piles de tortillas ou encore un pain de fête spécial appelé pan de muerto). Pour les âmes d’enfants, les familles laissent des jouets et des bonbons, tandis que les âmes d’adultes reçoivent des cigarettes et des shots de Mezcal, boisson alcoolisée mexicaine. 

Haïti : la fête des Guédés

En Haïti, on célèbre la Toussaint le 1er novembre et les Guédés le 2 novembre. Ce jour-là, dans tous les cimetières du pays, les Guédés ou les esprits de la mort, représentés dans la mythologie vaudou comme une famille bruyante, grossière et aimant s’amuser, s’emparent des vivants.

Sous l’emprise de ces esprits, les Haïtiens habillés de noir et de violet, dansent, fument, s’expriment avec une voix nasillarde, se moquent parfois de gens et boivent du rhum et des boissons bien pigmentées. Seuls les vrais Guédés (c’est-à-dire ceux possédés par ces esprits) sont capables de boire ces boissons. Certaines femmes possédées vont même jusqu’à laver leurs parties intimes avec sans rien ressentir.

Asie de l’est : le Hungry Ghost Festival

La fête des morts, plus communément appelée Hungry Ghost Festival ou Fête des fantômes affamés est célébrée le 15e jour du septième mois lunaire (entre la mi-août et la mi-septembre). Dans plusieurs régions de l’Asie de l’est, les habitants pensent qu’à cette période, les damnés de l’enfer (prostituées, voleurs, opiomanes, meurtriers, etc.) reviennent sur Terre. 

Ils allument alors de petits brasiers dans les rues, où sont également brûlés de faux billets et déposent des offrandes pour calmer les esprits.

Durant cette période, ils évitent également les activités et endroits à risque mais aussi les événements importants tels que les mariages ou encore les déménagements. Les esprits tourmentés étant susceptibles de jouer de mauvais tours. 

Madagascar : le famadihana

Le famadihana ou retournement des morts a généralement lieu en hiver, entre le mois de juin et septembre, et se renouvelle tous les trois, cinq, voire dix ans selon les coutumes locales et les tribus. Il consiste à envelopper d’un nouveau linceul, appelé lamba mena, les ossements du membre de la famille décédé dans le tombeau familial.

Une fois ces derniers  enveloppés, le linceul est porté par les hommes, entourés par les femmes et enfants, qui chantent et dansent au rythme des instruments de musique. La dépouille est alors promenée sept fois autour du tombeau avant d’être replacée. Les lambeaux de l’ancien linceul sont quant à eux partagés entre les membres de la famille.  Un véritable témoignage d’amour et de respect pour les Malgaches. 

Népal : la Gaï Jatra

Les Népalais célèbrent leurs morts d’une façon bien originale. Chaque année, entre août et septembre, la Gaï Jatra ou la fête des vaches est l’occasion de rendre hommage aux proches perdus durant l’année précédente. La fête qui s’étale sur huit jours consiste en un défilé de bovins et de jeunes garçons déguisés en vache dans les rues. La croyance veut que les bovins guident les défunts jusqu’à Yama, dieu de la Mort. 

Cambodge : Pchum Ben

De la mi-septembre à la mi-octobre, les familles bouddhistes se réunissent pour célébrer Pchum Ben. Durant cette fête religieuse, les Cambodgiens reviennent à leur ville de naissance pour prier dans les temples et déposer des offrandes (des gâteaux de riz gluant sucré, des haricots enveloppés dans des feuilles de bananier, des paniers de fleurs…). La croyance veut que, si les âmes de personnes décédées ne voient pas leurs familles faire des offrandes dans un wat (temple), l’âme sera damnée et reviendra importuner la famille pendant l’année.