Pourquoi un adulte sur cinq réclame ce cadeau « pour enfants » à Noël 

Pourquoi un adulte sur cinq réclame ce cadeau « pour enfants » à Noël  - Oubliez les Labubu, voici l’étrange phénomène qui va les détrôner sous le sapin cette année. - Camille Vernin

Cet hiver, une vague de confort déferle sur les listes de cadeaux. Analyse de ce nouveau putsch cotonneux.

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Jellycat

Les Labubu, ces figurines aux dents pointues et au regard démoniaque, ont saturé les réseaux ces derniers mois. Jusqu’à ce que deux géants du moelleux débarquent. Pendant les fêtes, la « hype » est en train de changer de camp, place à une nouvelle dictature, celle du doudou ultra réconfortant et esthétique.

C’est la loi cruelle des tendances : à peine arrivé au sommet, le Labubu commence déjà à sentir le vent tourner. Trop vu et revu, trop cher, trop complexe à obtenir ? Il se fait doubler par une concurrence qui mise moins sur le côté « art toy » pointu que sur une bonne overdose de mignonnerie et de douceur anxiolytique.

Le duel au sommet : croissant souriant vs guimauve géante

D’un côté, Jellycat. La marque londonienne a réussi le pari de transformer n’importe quel objet inanimé en peluche ultra désirable. Un sac à main, une plante verte, un café latte ou un croissant... tout y passe, pourvu qu’il ait deux petits yeux noirs et un sourire candide. Le doudou devient plus qu’un compagnon de nuit, un accessoire de mode, un objet déco qui trône sur les étagères des appartements minimalistes. Peu importe que ce soit absurdement cher, ça cartonne !

De l’autre, Squishmallows. Ici, place à des petites boules ultra-moelleuses, à mi-chemin entre l’oreiller ergonomique et le marshmallow, qui provoquent une addiction immédiate. Le but n’est plus seulement d’ajouter une touche de fun dans sa déco, mais d’empiler. Un peu comme les « Pokémon », il faut tous les attraper pour se construire un bunker confortable.

Découvrez en vidéo notre décryptage sur le succès fulgurant des blind box :

Pourquoi les adultes craquent (et payent) ?

Une étude belge menée par My Nametags révélait récemment que près d’un adulte sur cinq dormait encore son doudou en Belgique. Loin d’être un signe d’immaturité, cet objet transitionnel serait devenu une source de bien-être mental, réduisant le stress et l’anxiété et apportant un puissant sentiment de réconfort.

Ces bestioles ne sont donc plus tant destinées à nos neveux et nièces qu’aux grands enfants. D’ailleurs, le marché du jouet pour adultes (les fameux « kidults ») ne s’est jamais aussi bien porté. Dans un monde anxiogène, la peluche est devenue le nouvel anxiolytique. Plus abordable qu’un divan de psy (quoique, certains modèles valent un pont d’or sur le marché secondaire) et infiniment plus réconfortant qu’un diffuseur d’huiles essentielles. Offrir une peluche à un adulte pour Noël n’est plus une blague potache, mais une marque de bon goût assumée. La peluche n’est plus un jouet, c’est un statut social.

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