Ali Baba, Amazon, doit-on avoir peur des géants du commerce en ligne ?

Le shopping en ligne semble être enfin entré dans les habitudes de consommation des Belges. Entre les aficionados qui apprécient la livraison en 24h chrono et les détracteurs qui annoncent la mort des petites boutiques, comment s’y retrouver pour être un consommateur responsable ? Réponse en 5 clichés. démontés.

Par IVL. Photo Pixabay |

Le shopping en ligne n’est pas sécurisé

FAUX – Les sites des vente en ligne fonctionnent aujourd’hui souvent avec des moyens de payements ultra sécurisés, la seule chose dont il faut s’assurer est que le site montre patte blanche : une URL  qui commence par"https", un service consommateur accessible, une adresse physique, en Europe de préférence, et même de plus en plus souvent, un service de chat, voire un numéro vert, pour répondre à toutes vos questions. Voilà autant de garanties d’un achat sécurisé.

 

 

Le shopping en ligne tue le shopping en boutique

FAUX – Les études démontrent que les marques les plus rentables et les plus performantes sont celles qui ont réussi à mettre en place un réseau dont les canaux sont complémentaires. Des marques qui permettent de commander en ligne et de se faire livrer gratuitement en boutique dans les 3 jours ouvrables vous incitent à venir en boutique et à encore une fois parcourir la collection... malin ! Ce sont aussi celles qui permettent que tout article puisse être échangé en boutique ou que tout achat retourné en boutique soit remboursé dans les 48h… Une complémentarité qui inspire confiance et qui tend à devenir la norme.

 

 

 

Les géants du commerce en ligne tuent l’emploi

VRAI et FAUX – Si certains libraires ou petits commerçants souffrent réellement de la concurrence de ces géants du commerce en ligne, souvent parce que leur structure ne leur permet pas de lutter contre les prix bas pratiqués par ces mastodontes, il faut aussi admettre que l’installation d’un groupe comme Ali Baba en Belgique promet de créer des centaines d’emplois directs et indirects, c’est donc un peu le combat de David contre Goliath mais il serait injuste de ne pas prendre en compte tous ces facteurs.

 

 

Rien ne vaut le contact physique avec le commerçant

VRAI et FAUX – Aucun forum ne remplacera le conseil avisé de votre libraire qui connaît vos habitudes de lecture, aucun site ne pourra vous dire si cette robe vous va ou pas... Et pourtant : on a remarqué que l’habillement et les marques de luxe ont été les plus frileuses à se lancer dans l’e-commerce, précisément parce que leur plus-value réside avant tout dans le service et que l’acte d’achat perd de son essence sans le cérémonial qui y était historiquement attaché. Pourtant, celles qui ont sauté le pas enregistrent aujourd’hui des ventes records et le consommateur détermine désormais lui-même quand il aura besoin d’un conseil et quand il peut commander rapidement de chez lui…

 

 

Le commerce en ligne n’est pas éco-responsable

VRAI – Il faut bien admettre que cette petite trousse de pinceaux de maquillage vegan introuvable chez nous qui livre en trois jours chrono depuis les Etats-Unis affiche dès lors un bilan carbone assez catastrophique. De manière générale, la mondialisation a l’avantage de rendre accessible des produits du monde entier et cette perspective est excitante, mais elle a aussi des répercussions en terme environnemental que l’on ne peut ignorer. Force est donc de constater qu’il est préférable de limiter ses achats en ligne et de rester vigilants à un mode de consommation responsable.

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