Les montres qui ont marqué l'année 2018

Comme nous le faisons chaque année, nous avons demandé à notre jury composé essentiellement de journalistes de plus d'une dizaine de pays, spécialisés dans l'information horlogère, de faire le tri parmi les centaines de nouveaux modèles présentés en 2018 aux salons de Bâle et de Genève, et de déterminer les montres qui, à leurs yeux, méritent d'être élues "montres de l'année".

Par Passion des montres. Photos : D.R. |

Pour déterminer cette sélection 2018, ils ont croisé différents critères : l'originalité de la montre, son caractère technique, son esthétique. Ils ont ensuite classé par ordre de préférence, dans chacune des trois catégories (montres homme, montres dame et montres compliquées), les trois montres de leur choix. 

Les montres homme de 2018

1. La GMT-MASTER II de Rolex

Dès les premiers vols intercontinentaux, la plupart des compagnies aériennes considéraient que cette montre était indispensable comme outil dans le cockpit d’un avion. Par la suite, ce modèle a fait la conquête des nombreux voyageurs qui parcourent le monde et sa personnalité très forte a séduit plus d’un amateur de belles montres. Le disque Cerachrom de la lunette tournante est réalisé dans un composant en céramique de deux couleurs différentes et en un seul bloc. Il est pratiquement inrayable, hautement résistant à la corrosion et insensible aux rayons ultraviolets. Le boîtier de 40mm lui assure une étanchéité jusque 100 mètres. La GMT-MASTER II permet de lire, soit l’heure locale et l’heure de référence , soit l’heure locale et celle d’un autre fuseau horaire. Les trois nouveaux modèles  présentés cette année à Bâle sont animés par un calibre inédit de nouvelle génération 38250 à remontage automatique, ayant fait l’objet de 10 dépôts de brevet. Réalisé en nickel-phosphore, il est insensible aux perturbations magnétiques, et intègre l’échappement « Chronergy » breveté par ROLEX, autre garantie d’une sécurité parfaite du fonctionnement de la montre.

2. La Black Bay Fifty-Eight de Tudor 

La collection “Black-Bay” devient d’année en année le segment fort du catalogue de TUDOR, car il reprend les ingrédients qui ont fait l’essentiel du succès de la gamme. Avec une inspiration puisée dans les références  historiques de la marque-sœur de Rolex, la nouvelle FIFTY-EIGHT » en reprend l’essentiel : cadran noir bombé, aiguilles de type « snowflake », lunette directionnelle avec insert noir. Faisant référence par son appellation au modèle 7924 sorti en 1958, la nouvelle « Black Bay » propose maintenant un diamètre de 39mm, une épaisseur de boîte nettement plus fine et, surtout, le mouvement ETA précédent est remplacé par le calibre manufacture MT5402, certifié par le contrôle du COSC, et qui dispose pour notre plus grand confort d’une réserve de marche de 70 heures ! Nous avons dit et écrit combien nous considérons que la marque TUDOR – toujours dans l’ombre bienveillante de ROLEX – offre sur le marché, l’un des meilleurs rapports qualité/prix. Proposée à un peu plus de 3.000 €, cette nouvelle « Fifty-Eight » vient confirmer une fois encore notre conviction.

3. La Prospex Diver 300m Hi-Beat de Seiko

Voici un demi-siècle, la marque SEIKO introduisait sur le marché la première montre de plongée hi-beat du Japon. Plus précisément en 1968, les ingénieurs de la maison relevaient un autre défi, en garantissant une étanchéité de 300 mètres, pour les plongeurs avec bouteilles. Pour rendre hommage à ces premières performances de sport nautique, la marque présentait à Bâle, en début d’année, une version commémorative, toujours sous le vocable « Prospex ». Avec ses 44,8mm d’ouverture de boîte et ses 15,7 mm d’épaisseur, cette nouvelle montre marque une fois encore sa forte personnalité. Autres caractéristiques attractives : son excellent mouvement automatique disposant d’une réserve de marche de 55 heures, avec une bonne résistance magnétique, et un  prix à 5.500 €, raisonnable  pour une édition limitée à 1.500 exemplaires. À noter encore, les index polis et très reconnaissables pour garantir une lecture optimale de l’heure, même à 300 mètres de profondeur.

Les montres femme de 2018

1. La Happy Sport de Chopard

En 1993, Caroline Scheufele imagine une montre sportive basée sur une association inédite : celle de la préciosité du diamant avec la fraîcheur et la simplicité du métal. Ce n’était pas la première fois que CHOPARD avait décidé de libérer les diamants de leur sertissage et de leur rendre leur liberté. Dès 1976, la maison avait laissé vivre les précieux cailloux entre deux glaces saphir pour qu’ils puissent bouger sans contrainte et animer la montre ou le bijou. Il fallut la patience et l’habileté des artisans de Meyrin pour réussir à contourner cette difficulté. Ils y parvinrent en enrobant chaque diamant d’une gaine d’or à peine visible, de façon à ce que seul l’or soit en contact avec le verre. Ainsi, les pierres peuvent tourner en rond autour du cadran, tout en évoluant sur elles-mêmes. Pour fêter les 25 ans de l’une des plus belles montres sportives, CHOPARD a décidé cette année d’un mouvement mécanique automatique de bonne facture, élaboré par la manufacture, avec une réserve de marche de 42 heures.

2. La montre De Ville Trésor d'Oméga

On a souvent reproché à la marque OMEGA – tellement imaginative dans le segment masculine – son manque de créativité et d’imagination quand il s’agit de plaire à la femme. Raison de plus pour souligner le pas important que ses designers viennent de franchir avec cette collection « Tresor » rehaussée de touches résolument modernes. Pour la petite histoire, rappelons que la première montre « Tresor » d’OMEGA fut une montre « De Ville» conçue en 1949 et qui devait son nom à la précision de son mouvement. Les modèles de la collection 2018 sont disponibles en deux formats. Le diamètre du boîtier varie selon le métal dont il est forgé : 39mm pour l’acier et 35mm pour l’or Sedna TM. Ce jeu des différences continue avec le cadran légèrement bombé, les chiffres romains disposés comme les rayons du soleil convergeant vers le centre. Sur la version or, le cadran est blanc argenté, le tour d’heures se compose d’index en appliques dorées et les aiguilles des heures et minutes sont également dorées ,tandis que sur la déclinaison en acier, le cadran laqué de blanc accueille des indicateurs et un jeu d’aiguilles bleus. Sur le boîtier, deux rubans de diamants taille brillants et de diamètre différents courent le long de la lunette pour s’étendre sur la corne supérieure gauche (depuis 8h) et la corne inférieure droite (depuis 2h).

Prix : 8.600 CHF (or Sedna TM) – 5.100 CHF (acier).

3. La Klikti d'Hermès

Pour sa première participation au SIHH de Genève en janvier dernier, HERMES a dévoilé un nouveau modèle au design particulièrement innovant, qui se décline en plusieurs matières de boîtiers, couleurs de bracelets et niveaux de sertissage. Cette montre ouvre à coup sûr de nouvelles opportunités pour la marque. Elle  est animée par un mouvement quartz fabriqué en Suisse. Elle se présente dans un boîtier rectangulaire de 17mm par 16mm proposé dans deux matières: or rose ou or gris. Ces deux modèles se déclinent ensuite en deux versions: full-sertie ou semi-sertie. La déclinaison full-sertie est donc, comme son nom l'indique, recouverte de diamants du boîtier à la chaîne en passant par le cadran et la boucle ardillon. En ce qui concerne le bracelet en alligator lisse, différentes couleurs sont disponibles. Noir ou bleu saphir pour la version en or gris; noir ou bordeaux pour celle en or rose. Un bracelet en alligator lisse noir ou braise équipé d'une boucle ardillon vient compléter la version en or gris, tandis que du noir ou du cassis vient apporter une touche finale à celle en or rose.

Les montres compliquées

1. La Grande Sonnerie de Greubel Forsey

Onze années de recherches, l’assemblage de pas moins de 935 composants, le dépôt de deux brevets, l’intégration de la 3ème Invention Fondamentale Greubel Forsey (Tourbillon 24 Secondes), la mise au point d’une cage de résonnance acoustique générant une sonorité d’une grande pureté, l’installation de onze sécurités d’utilisation offrant un confort maximal, effectuer un test au porter de trois années… Ces quelques éléments donnent une idée de l’ampleur du projet entrepris par Robert Greubel et Stephen Forsey. Durant onze années, la Grande Sonnerie a rythmé leurs vies : ils ont travaillé pour assembler les 935 pièces de ce garde-temps, et assurer une cohésion sans faille entre le mouvement, l’habillage et la part acoustique. L’intégration des éléments  les plus importants (le tourbillon, les timbres cathédrale, les marteaux de la sonnerie, les indications de réserve de marche, …) a en effet reçu une attention toute particulière afin de conserver un équilibre architectural parfait. Les horlogers constructeurs sont parvenus à loger tous les composants dans une boîte en titane de 43,5mm pour une épaisseur de 16,13mm de hauteur. Une véritable performance !

2. La Nautilus Quantième Perpétuel de Patek Philippe

Quand, en 1972, le designer Gerald Genta a cassé les codes de l’horlogerie traditionnelle en imaginant la « Royal Oak » d’Audemars, première montre de luxe réalisée en acier - une révolution  pour l’époque -  la manufacture PATEK PHILIPPE ne pouvait pas rester sans réponse sur ce segment. Ce fut donc  la naissance d’une réplique baptisée « Nautilus (ou encore Jumbo), avec lunette octogonale, bracelet intégré au boîtier et - innovation pour l’époque - une étanchéité jusque 120 mètres. Au fil des années, les déclinaisons du modèle vont se succéder avec le même succès à chaque apparition. Après l’introduction de fonctions comme le chronographe, le double fuseau horaire (travel time) et le quantième annuel, PATEK PHILIPPE crée une fois de plus l’évènement en proposant cette année sa prouesse de grande complication dans la collection « Nautilus » : le Quantième Perpétuel ! Cette référence 5740/1 offre une alliance originale entre sportivité et sophistication technique. Grâce à la présence du fameux calibre extra-plat 240Q à remontage automatique, le boîtier étanche à 60 m conserve une minceur exceptionnelle qui en fait le quantième perpétuel Patek Philippe le plus fin.  Le bracelet est équipé d’un nouveau fermoir déployant offrant une sécurité optimisée.

3. La Freak Vision d'Ulysse Nardin

Souvent considérée – à tort – comme une maison dont la production est plutôt classique et conventionnelle, ULYSSE NARDIN a décidé de bouleverser maintenant les codes et les conventions en proposant sa montre « Freak » ! Première montre automatique de la collection, la Freak Vision met à l’honneur les innovations révolutionnaires dévoilées par Ulysse Nardin lors du SIHH 2017, avec sa montre prototype « Inno Vision 2 ». Parmi les évolutions les plus notables : une serge de balancier en silicium ultralégère avec masselottes en nickel et micro-palettes stabilisatrices, et une nouvelle boîte, surmontée d’une glace-box bombée en saphir. L’indication de l’heure dans le plus pur style « Freak » est l’élément distinctif de la collection : elle se fait au moyen du mouvement baguette, avec un Tourbillon-Carrousel volant qui tourne autour d’un axe. Le nouveau pont supérieur ajouré en relief s’inspire de la coque d’un bateau.  Enfin, toute la boîte a été réinventée (cornes, lunettes, caoutchouc sur les flancs) pour un look plus ouvert et plus glamour. Le système de remontage automatique « Grinder » révolutionne la transmission d’énergie en étant deux fois plus efficace que les systèmes existants. Il utilise les moindres mouvements du poignet. La masse oscillante est reliée à un cadre comportant quatre cliquets, ce qui offre au système automatique deux fois plus de course angulaire (comme un vélo équipé de quatre pédales au lieu de deux).

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