Cyberharcèlement, les femmes plus durement touchées sur leur apparence

On connait le harcèlement sur les réseaux sociaux et les campagnes destinées à protéger les enfants ou les adolescents qui commencent à montrer leurs effets. Mais la mobilisation ne s’arrête pas là. Il existe un phénomène qui touche particulièrement les femmes : le cyberharcèlement visant l’apparence.

Par IVL. Phots ©Rimmel |

Une étude menée par la marque de cosmétiques Rimmel London dévoile des chiffres impressionnants concernant cette forme particulière de cyberharcèlement qui s’adresse aux femmes partout dans le monde.

En 2017, 11 000 femmes âgées de 16 à 25 ans ont ainsi été interviewées sur leur expérience du harcèlement en ligne. L’étude révèle la véritable ampleur du problème et souligne ses conséquences néfastes sur la santé mentale des femmes.

Un phénomène qui toucherait 1 femme sur 4, et qui, pour certaines, serait récurrent. Baptisée « I will not be deleted », et soutenue par deux ambassadrices fortes comme Cara Delevingne ou Rita Ora, cette campagne entend prendre la défense et donner de la voix aux 55 millions de femmes dans le monde qui ont été victimes de cyberharcèlement visant leur beauté.

 

Saviez-vous que chaque année, près de 115 millions de photos sont ainsi effacées des réseaux sociaux suit à ce type de harcèlement ? Une pudeur forcée, imposée aux femmes, qui laisse des traces puisque 51% d’entre elles affirment être aujourd’hui réfrénées dans toute expérimentation ou originalité concernant leur look ou leur manière de s’habiller. Une femme sur trois s’habille et se maquille donc en fonction de ce que les autres pourront en penser, et en tentant d’éviter les critiques ou les remarques blessantes. Une constatation que le géant du maquillage entend contrer.

Avec le soutien et le témoignage de femmes comme Cara Delevingne ou Rita Ora, la campagne prêche pour davantage d’humanité en ligne et surtout défend l’idée que les femmes doivent affirmer leur propre personnalité. Toutes deux ont témoigné de certaines remarques, commentaires en ligne, lancés sous l’anonymat d’un pseudo sur Instagram, qui est ressenti comme une bombe…

 

Le cyberharcèlement freine l’expression de soi et la créativité faisant le jeu des harceleurs. La marque Rimmel a voulu mettre sa dimension internationale au service de cette cause. Et s’est associée à l’association Cybersmile, qui encourage les individus à parler du problème et lutte conte toutes les formes de harcèlement en ligne…

 

www.cybersmile.org