Le week-end de Nicolas Bedos

A peine sorti de la promotion de la promotion de son dernier film, La Belle Epoque, l'auteur réalisateur démarre le tournage du nouveau volet de OSS 117. Mais il s'accorde tout de même un mini-break!

Par Sigrid Descamps. Photo: Photonews |

Tour de salles 

La Belle Époque est sorti ce mercredi. Je sors à peine de la promotion que j’enchaîne directement avec un autre projet, une commande cette fois, délicieuse : le nouvel épisode de OSS 117, avec Jean Dujardin et Pierre Niney. On va tourner entre les studios d’Epinay à Paris et le Kenya. J’ai toutefois demandé à la production un jour de congé pour pouvoir aller me balader dans Paris. Je vais peut-être en profiter pour faire le tour de quelques salles, pour parler avec les gens, prendre la température. Pour mon premier film, Monsieur et Madame Adelman, je tremblais, rien n‘était acquis… Cette fois, le film a déjà été montré à Cannes, Zurich, Toronto, Rome… avec, partout, des pluies d’applaudissements. Je suis donc plus confiant car je sais que le film sera bien reçu, mais malgré cela, je reste pendu aux lèvres du public français. Mon suspense est plus de l’ordre économique. Si ce film ne fait pas suffisamment d’entrées, il sera compliqué pour moi d’en faire beaucoup d’autres à l’avenir. Donc si ça passe bien, j’irai ensuite boire une bière avec toute mon équipe. Si ça se passe mal, je pense que je resterai enfermé seul chez moi…

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Voici Antoine, Margot, Victor et Marianne 🎬💫

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Rattraper le retard

Il y a quelques années, il m’arrivait de venir passer les fins de semaine à Bruxelles. J’aime cette ville, m’y poser, savourer une bière… Mais je n’ai plus eu l’occasion de le faire depuis un moment car, le week-end, je travaille tout le temps. Même quand je glande, je travaille. J’ai toujours une musique en retard — je fais moi-même la musique de mes films —, de la documentation en retard, un livre en retard… J’aimerais d’ailleurs avoir plus de temps pour lire. J’adore la littérature classique… Enfin, qualifiée de classique, car je la trouve souvent très moderne. J’aime beaucoup relire Maupassant par exemple. Ces derniers temps, je ne fais que picorer, quelques pages par-ci, par-là. Depuis cet été, je savoure — quand je le peux — le dernier ouvrage d’Aurélien Bellanger, Le Continent de la Douceur. Un livre étonnant sur l’Europe.

 

A la recherche du nouveau Breaking Bad 

Il m’arrive malgré tout de faire des pauses pendant quelques heures. Et là — désolé pour vos lecteurs car cela ne va pas les faire rêver — eh bien, l’activité qui me procure le plus de plaisir, c’est… de ne rien faire ! J’aime passer des heures sur la couette, comme un gosse, avec la personne que j’aime, à regarder des films et des séries. Mais ces moments sont rares. Et je regarde de tout, je le revendique d’ailleurs : je m’intéresse à tous les cinémas. Je rejette le snobisme, cette gangrène ! Du côté des séries, cela fait un moment que je n’en ai pas trouvé une
qui me fasse triper autant que Breaking Bad et House of Cards. Il y a tellement de séries et de concepts non aboutis que je suis vite déçu. J’attends toutefois la suite de Les Sauvages de Rebecca Zlotowski et Sabri Louatah, que je viens de démarrer (Canal+) et à laquelle je trouve de grandes qualités dramaturgiques. J’ai aussi regardé la partie allemande de Criminal (série policière en 3 épisodes, déclinée dans 4 pays, sur Netflix), que j’ai trouvée pas mal. Je vais regarder celle des autres pays… quand j’aurai le temps !

 

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