La success story de l’influenceuse Gaëlle VP

À 27 ans, Gaëlle VP est l’une des plus grandes influenceuses belges francophones. En cinq ans, elle a séduit plus de 150 000 abonnés sur Instagram. Rencontre. 

Par Clara Emonnot. Photos D.R. |

Gaëlle van Pottelsberghe a réussi à se faire une place sur les réseaux sociaux. En 2015, alors qu’elle était encore étudiante et ne connaissait pas le monde du blogging, elle décide de partager sa vie à travers des photos et vidéos sur Instagram. Très rapidement, le nombre d’abonnés grimpe : 10 000 en seulement cinq mois. La jeune femme est contactée par des agences de communication. Aujourd’hui, elle vit exclusivement de ce métier d’influenceuse.

Quel est le principe de votre compte Instagram ?

C'était une page pour partager mes coups de cœur, mes looks, mes conseils. Que ce soit en mode, en beauté, en sport, les endroits que je visite en voyage… Pour moi, mon compte est comme un magazine digital qui me permet de partager tout ce que je veux, tout en gardant mon jardin secret et mon intimité.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Gipsy baby🕊 @zalando #zalandostyle *sponsored

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De quelle façon êtes-vous rémunérée ? 

Je suis rémunérée par les marques avec lesquelles je collabore, mais ce n’est pas systématiquement le cas. Ça dépend du projet et du budget de la marque. Quand il s’agit d’une startup ou d’une marque belge, il est parfois impossible de me financer pour avoir une visibilité sur ma page. Dans ce cas, je reçois des produits et j’en fais la promotion gratuitement. Quand il s’agit de marques connues, il y a une rémunération. J’ai un média kit avec mes tarifs, et des packages si la marque souhaite une plus grande visibilité.

Comment avez-vous réussi à en faire votre unique métier ?

Avant, je cumulais ma page avec un job dans les relations publiques. C’était compliqué de gérer les deux et je me suis rendu compte qu’il fallait faire un choix. J’ai donc décidé de me consacrer à mon travail d’influenceuse. Maintenant, j’en vis depuis trois ans en tant qu’indépendante. Au début, il n’y avait pas beaucoup de rentrées d’argent. Il n’y a pas non plus de sécurité financière dans ce métier. Chaque mois, je peux avoir un salaire complètement différent. Noël, la fête des Mères et la Saint-Valentin sont des périodes où je gagne un peu mieux car il y a plus de projets à mettre en avant. À l’inverse, les vacances sont des périodes très creuses, la plupart des marques sont en congés. Il faut donc s’organiser, se mettre des objectifs pour avoir un salaire moyen et pouvoir tenir sur le long terme.

 

 

Photo : © Marie Fabri

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