Qooder : un scooter pour automobilistes

Conçu en Suisse et fabriqué en Asie, le Qooder est un scooter a quatre roues qui se veut moins dangereux et plus simple à utiliser qu’un deux roues. Des arguments parfaits pour attirer une clientèle composée essentiellement d’automobilistes !

Par Maxime Herion. photos : D.R. |

Fondée il y a neuf ans par des passionnés de motos et d’automobiles qui entendent imaginer la mobilité de demain, la société Qooder développe des engins motorisés adaptés aux conditions de circulation actuelles dans les zones urbaines. Le résultat de cette démarche assez particulière dans le monde de la moto est une gamme de scooters à 3 et 4 roues, accessibles avec le permis B (auto), qui s’adressent à des personnes qui ne s’intéressent pas à la moto ou qui ont une appréhension à évoluer en deux-roues. Présent depuis quelques années sur le marché belge, Qooder (autrefois appelés Quadro) profite dans notre pays d’un ambassadeur de choix en la personne du prince Laurent, qui a fait l’acquisition il y a quelque temps d’un engin de la marque !

Appréhensions

Pour essayer un tel engin, il fallait un béotien du monde la moto : votre serviteur ! Je n’ai jamais de moto car je ne suis pas à l’aise sur ce genre d’engin, auquel je trouve qu’il manque deux roues ! J’ai donc une boule au ventre avant l’essai : je ne suis pas à l’aise à l’idée de conduire le Qooder et le fait d’arpenter les rues de la capitale à son guidon n’arrange pas les choses. Equipé d’un casque, d’une veste de moto et de bottines, me voilà prêt à affronter l’engin dont les commandes sont heureusement identiques à celle d’un scooter. Seuls une manette pour le bloquer en position debout et un frein à main viennent compléter l’ensemble.

Grisant

Lorsqu’on veut marquer l’arrêt, nul besoin de poser les pieds par terre : il suffit d’actionner le frein (par les poignées ou la pédale prévue à cet effet) pour que le Qooder reste debout à l’arrêt, sans bouger un orteil ! Dès qu’on remet les gaz, il devient à nouveau un scooter que l’on doit accompagner dans les virages. L’avantage est qu’il est très sécurisant dans les virages et que sa suspension gomme littéralement tous les défauts de la route. Au fil des kilomètres, on se prend vraiment au jeu et la sensation de mobilité totale que l’on éprouve à ses commandes est vraiment grisante. Je me surprends même à remonter les files à Bruxelles (il y en avait encore au mois de mars !) alors que je pilote cet engin depuis quelques minutes seulement. Pour un novice comme moi, sa puissance semble tout à fait suffisante pour évoluer en ville et en périphérie. Vendu 13.000€, le Qooder sera bientôt rejoint par une version électrique, dans le courant de l’année.

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