Un moment champagne parfait en 4 temps

Bien percevoir le champagne avant de le boire renforce l’expérience de la dégustation. Le bon verre, la bonne température, le bon moment, le bon accompagnement… ne laissez rien au hasard.

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Le bon verre

Flute ou coupe ? Beaucoup préfèrent les flutes allongées, réputées plus pratiques, mais la coupe offre l’avantage de laisser le champagne respirer davantage. Néanmoins, ce débat qui faisait rage autrefois entre les amateurs semble aujourd’hui supplanté par une tout autre approche. En effet, nombre d’œnologues et maitres de cave affirment qu’il est idéal de boire le champagne dans des verres à dégustation semblables aux verres à vin que l’on connait déjà : pas un verre ballon, mais un verre tulipe, plus large à la base, mais un peu resserré sur le haut. Une forme qui permet d’enfermer les arômes et les saveurs du champagne et d’en sublimer la dégustation. Autre détail, le lave-vaisselle serait un tueur de bulles, pensez donc à rincer vos verres avant de servir.

La bonne température

On ne le boit jamais tempéré, évidemment, mais il faut aussi que votre champagne ne soit pas trop frappé. S’il est glacé, il ne donnera pas la pleine puissance de ses arômes et se boira comme de l’eau. Ce qui, sur certains millésimes, revient à un véritable gâchis. On retient donc que le champagne donnera le meilleur de son élégance autour des 9°C. On le conserve donc de préférence couché et on le glisse au frigo 4 heures avant dégustation. Une fois débouché, on le maintient frais dans un seau à glace rempli à un tiers de glaçons et deux tiers d’eau fraîche, ici encore il n’est pas nécessaire de le surgeler…

La bonne dégustation

S’il ne fallait déboucher qu’une seule bouteille de champagne sur une journée, on choisirait l’apéritif en fin de journée, meilleur moment pour apprécier les propriétés euphorisantes du breuvage. On sert le champagne en tentant la bouteille par le fût, le pouce sous la bouteille, et pas par le col. Un verre rempli aux deux tiers (jamais davantage) doit ensuite être d’abord humé, comme un vin, afin de laisser s’exprimer sa minéralité. Un bon champagne aura toujours une légère odeur de mousse verte ou de caillou. Savoir le percevoir avant de le boire renforce l’expérience.

Le bon accompagnement

Même si certaines associations sont possibles, on déconseille souvent de déguster le champagne avec certains mets comme le chocolat, dont il phagocyte les arômes. Vous ne dégusterez ni votre chocolat ni votre champagne pleinement si vous les associez. Les champagnes rosés s’accordent avec le sucré et les plats exotiques, mais préférez un brut nature avec les biscuits apéritifs et les salaisons… N’hésitez pas à demander conseil lors de l’achat. En fonction du moment de dégustation, un champagne sera plus adapté qu’un autre.