Manger bio : quels bienfaits pour la santé ?

Plus qu’un phénomène de mode, le bio est devenu essentiel pour beaucoup. Mais quels sont exactement ses bienfaits ?

PAR LUANA FONTANA. PHOTO : PEXELS. |

Réduction des risques de cancer 

Manger bio réduirait les risques d’avoir certains cancers. Une étude britannique menée sur 623 080 femmes a conclu qu’il y avait 21% de risque en moins de développer un cancer du sang chez celles qui mangeaient souvent bio. Cela serait dû à la faible teneur en pesticides qui seraient, pour certains, classées comme cancérigènes probables.

 

Réduction des risques de surpoids

Manger bio pourrait protéger contre le diabète de type 2 (et d’autres maladies chroniques), le surpoids et l’obésité. Une étude menée en 2017 sur 62 000 personnes a montré une baisse de 23% à 31% de risque de surpoids et d’obésité chez les personnes qui consommaient de la nourriture bio. Ces résultats sont à considérer avec une certaine réserve. Il est probable qu’il n’y ait pas de lien de lien de causalité direct entre « nourriture bio » et « diminution de surpoids ». L’explication pourrait provenir du fait que ceux qui mangent bio ont, en général, de meilleures habitudes alimentaires. Ils mangeraient plus de fruits, de légumes, de grains entiers, de légumineuses et moins de viande.

 

Protection du développement cognitif chez l’enfant

Trois études menées en Amérique ont montré que les bébés encore dans le ventre de leur mère, qui étaient exposés à des insecticides organophosphorés avaient plus de risques de développer un retard psychomoteur et mental durant les sept premières années de leur vie ainsi qu’une mémoire de travail et un QI plus faible et des risques plus importants de troubles de l’attention. Le bio pourrait avoir un effet protecteur contre les effets néfastes des pesticides et donc protéger le développement cognitif des enfants.

 

Réduction de la résistance aux antibiotiques

Dans les élevages conventionnels, on administre beaucoup d’antibiotiques aux animaux en prévention pour leur éviter des maladies. Cette pratique à deux conséquences majeures. La première est que les bactéries développent une plus grande tolérance à ces antibiotiques qui ont alors moins d’effet sur elles. La deuxième est que nous ingérons également ces antibiotiques via la consommation de la viande et donc développons également une antibiorésistance. Dans les élevages bio, les antibiotiques sont utilisés à moins forte dose. Le chercheur Axel Mie explique « L’utilisation intensive d’antibiotiques dans les élevages est un facteur important de résistance aux antibiotiques. Or, l’usage d’antibiotiques est limité dans la production animale biologique ». Cela ne résout donc pas tout, mais c’est déjà un début !

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